Machu picchu (Pérou)

J-89
Le grand jour est arrivé ! Nous avons RDV à 7h45 sur la place centrale de Cusco oú un mini van nous attend. Le périple jusqu’au Machu Picchu, « Vieille Montagne », s’annonce long, découvrir l’une de 7 merveilles du monde ça se mérite!
En effet, nous voilà partis pour 7h de mini-van en plein montagne jusqu’à la « ville » de Hydroelectrica, surement le trajet le plus pénible que nous ayons fait jusqu’ici. Les chauffeurs des mini bus font l’aller retour dans la journée, plus vite ils sont revenus, plus vite ils rentrent chez eux. La première partie a rendu la moitié du groupe malade: une fesse qui se décolle à chaque virage, notre chauffeur n’utilise pas la pédale de frein mais le klaxon! La seconde partie n’a pas été de tout repos non plus, le véhicule a certes ralenti mais a aussi frolé le précipice à plusieurs reprises. S’ajoutent à ça la saison des pluies et les rios qui nous coupent la route et vous obtenez de bonnes frayeurs dans le van. La voiture a traversé à plusieurs reprises de petits ponts de bois pas plus larges que les roues et de petites rivieres à quelques centimètres du précipice, je peux vous dire que tout le monde retenait son souffle, plus un bruit dans l’habitacle.
Rassurez-vous, si nous écrivons cet article c’est que nous sommes arrivés sains et saufs! 😉

Enfin à Hydroelectrica, il ne nous reste que nos jambes pour arriver à destination.

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Tout le monde fait partie du voyage: Delrey, Biquette et même Koko a son porteur personnel!

Aucune route ne se rend jusqu’à Aguas calientes, la ville au pied du Machu, seulement le train.
Nous avons donc 10km de marche à faire, en suivant les rails et longeant le puissant fleuve, une bonne mise en jambe pour l’ascension de la cité le lendemain.
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Afin de se rendre jusqu’à Aguas Calientes, les visiteurs ont aussi l’option (de luxe) de prendre le train depuis Cusco.
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Cela évite bus + marche à pied mais coûte au minimum 100€ par trajet pour un billet en 3ème classe (je vous laisse imaginer le prix de la 1ère qui offre Champagne et spectacle folklorique). C’est la ligne de chemin de fer la plus chère du monde!
Autant dire que notre porte monnaie ne suit pas, de toutes façons: le Machu ça se mérite! Le train? Trop facile!
Après 2h15 de marche, nous arrivons à la ville d’Aguas Calientes, un pied à terre construit uniquement pour les touristes: on n’y trouve que restaurants et auberges de jeunesse.
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Fatigués, nous ne cherchons pas longtemps notre chambre pour les 2 prochaines nuits. Cet hotel à 6€ fera l’affaire, on nous avait par compte caché l’option « blattes » dans les chambres :-/ bbbrrr…
Un bon repas partagé avec Megann, Max et leurs amis aussi sur place et au lit, demain un grosse journée nous attend !

J-80
4h15, le réveil sonne. Nous sautons dans nos chaussures de rando en direction de l’entrée du site. Il fait encore nuit mais nous ne sommes pas les seuls dehors. La veille nous avions acheter des viennoiseries à la « boulangerie de Paris », un vrai petit dej français afin de nous donner du courage pour toutes ces marches Incas qui nous attendent.
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Quelques minutes de queue, sous une fine pluie, contrôle des billets (nominatifs) et c’est parti !
L’épreuve qui nous attend fait 400m de haut et 1 700 marches incas à travers la forêt péruvienne. Malgré l’heure matinale (5h) et l’humidité, les vestes tombent vite. L’ascension est difficile, les marches sont irrégulières et particulièrement hautes.
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Certaines m’arrivent quand même au genou!

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Mi-chemin, on garde le sourire! Pour l'instant...

Nous montons à travers les nuages, peu à peu le ciel s’éclaircit et la brume laisse passer les premières lueurs du jour. Les cuisses brûlent, le souffle est court, nous sommes quand même à 2 800m d’altitude.
Nous parvenons au sommet en plus ou moins 1h, pas peu fiers! Nous passons un nouveau point de contrôle, celui de l’entrée de la cité. Les courageux grimpeurs se mèlent aux autres touristes, bien plus frais, qui ont fait l’ascension en bus pour une douzaine de dollards. Aucun mérite 😉

Nous pénétrons enfin dans la cité. Il est environ 6h30, la brume couvre encore la moitié du site.
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L’ambiance est vraiment mystique. Nous déambulons, sourire jusqu’aux oreilles et yeux grands écarquillés avec cette impression d’être vraiment privilégiés. Peu de personnes sont entrées, les lamas ont l’air encore endormis malgré les touristes qui se pressent à leur côté pour des photos.
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Les premiers rayons de soleil chauffent les nuages que nous voyons remonter depuis la vallée et traverser la ville. La cité est tellement bien conservée que l’on s’attendrait presque à voir passer un chef Inca au détour d’une ruelle.
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Mais pas le temps de s’attarder pour l’instant. Nous avons acheté un billet incluant l’entrée au Wuayna Picchu ( » jeune montagne « ), la montagne face à la cité d’où nous aurons le célèbre point de vue à 180°c. Nous avons un créneau horaire a respecté: entre 7h et 8h.
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Dans la file d’attente, on fait encore une fois vite la difference entre ceux qui ont bravé la pluie et les marches à 5h du matin… et les autres. Il n »est que 7h et nous sommes loin d’être frais!
Et pourtant nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Cette vue panoramique se mérite et ce sont encore 200m de dénivellé qui nous attendent.
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Non seulement les jambes sont déjà lourdes mais les marches nous sembles encore plus raides! Cette ascension de plus de 45min finit en apothéose par une sympathique partie d’escalade sur les rochers les plus hauts.
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Il est encore tôt, les nuages couvrent et découvrent cette cité qui nous semble si petite depuis tellement haut. Nous avons une vue sur la vallée et pouvons admirer toute notre ascension depuis le fleuve. On l’a mérité notre vue mythique!

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Malheureusement, les autres touristes arrivent et se battent presque pour la meilleure place, la meilleure photo. C’était aussi le calme qui rendait ce moment magique.

Nous empruntons donc le chemin de la descente, il nous reste la ville à découvrir.
Solène et Corentin partent en direction des panneaux « Salida » (sortie), avec Fabien nous choisissons de suivrent ceux qui nous feront sortir en passant par « la caverna » (traduction superflue tout de même ; -) ).

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Après quelques minutes de descente, on se rend vite compte que peu de gens empruntent ce chemin, on est seuls au milieu de forêt.
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La descente est très raide, parfois même à l’aide d’échelles et mine de rien, ça tire sur le cuisses déjà endolories.
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25 min de descente, on commence à se poser des questions mais les panneaux nous confirment que nous arrivons « dans 20min ».
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Une fois en bas, après quelques photos devant le Temple de la Lune, nous voyons un panneau qui a de quoi nous achever: « Machu Picchu 1h30 ».
Je lève la tête pour m’appercevoir que le chemin qui nous ramène à la cité est en fait une infinie de… nouvelles marches Incas.
Nous sommes descendus (beaucoup) plus bas que ce que nous pensions, aucun panneau ne nous prévenait de ce détour plus que conséquent. Venus pour deux ascensions, nous avons eu la désagréable impression que l’on nous en a caché une troisième. Dure épreuve! La remontée a été vraiment très difficile.
Une bonne heure et demi après, nous sortons enfin du Huayna. Solène et Corentin nous attendent devant l’entrée depuis près de 1h30, mi-agacés, mi-inquiets. Après explications, nous avons plutôt le droit à la compassion qu’au sermont. Ouf!
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Bonne pause pique nique, nous avons l’impression d’être en fin de journée alors qu’il n’est que 12h30. Le soleil brille sur la cité dont nous n’avons pas encore fait le tour.
Solène nous explique sa mésaventure durant notre absence: un lama a voulu faire connaissance avec… sa banane et la poursuivit entre les ruines sous le regard amusé de Corentin.
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C’est auprès d’un guide qu’elle a dut se refugier. Nous avons loupé ce sketch!
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Après quelques photos, nous regroupons nos dernières forces à la recherche d’un guide français pour nous faire visiter le site.

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Oh le beau rideau de pluie! Va-t-il passer à coté?

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A notre grande déception, aucun n’était présent ce jour. Après tous ces efforts et émotions, nous n’avons pas le courage de nous concentrer durant 2h, que ce soit en Anglais ou en Espagnol. Tant pis, nous feront le tour seuls.
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Si le Machu Picchu est considéré comme l’une des 7 merveilles du monde, son existence n’en reste pas moins inexpliquée. Plusieurs théories sont discutées par les historiens, parfois résidence secondaire d’un chef Inca, temple ou observatoire astronomique. Nous regrettons de ne pas avoir plus d’explications sur ce que nous voyons.
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Quoiqu’il en soit nous sommes impressionnés par les similitudes « technologiques » que nous pouvons observer entre ce peuple et la culture occidentale.
Fabien remarque par exemple que les maisons semblent construites selon les mêmes bases que les nôtres (plancher, étage etc…) alors que les deux civilisations ne se sont jamais croisées.
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15h, morts de fatigue, nous empruntons le chemin du retour. Toutes ces marches à emprunter en sens inverse! Mes cuisses souffrent fort mais l’immense arc en ciel qui nous accompagne rend la descente plus « légère ».

Nous aurons vu le Machu dans tous ses états aujourd’hui: brume, pluie, soleil, arc en ciel… Nous qui rêvions d’une journée ensoleillée, nous n’aurions finalement pas pu mieux profiter de ce lieu mythique et magique.
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De retour à Aguas Calientes, les garçons trouvent encore le courage de marcher 20min jusqu’aux sources chaudes de la ville. Ils reviennent ravis d’avoir detendu leurs muscles endoloris.

21h, tout le monde est couché et s’endort, épuisé de cette journée que nous n’oublierons surement jamais.

Le lendemain, après un petit dej plus que conséquent à la « Boulangerie de Paris », nous avons le chemin à refaire en sens inverse: 10km de marche le long des rails (en 3h cette fois, courbatures aidant) puis 7h de bus jusqu’à Cusco.

4 jours après, mes courbatures s’en vont seulement, mais quelle expérience! Surement l’expérience d’une vie. Il y a tant de choses à voir de par le monde que nous ne retournerons peut être jamais voir le MaPi. Nous sommes fiers de notre ascension, à la force de nos mollets. Nous faisons aujourd’hui partis des rares privilégiés à avoir pénétré cette cité secrète. Nous rêverons encore surement longtemps des mystères non élucidés de la « Vieille Montagne ».
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Salta – Tolar Grande (Argentine)

Aujourd’hui, c’est Fabien qui prend la « plume ».

Après ce premier périple nous pensions difficilement voir mieux… et pourtant.
Nous avons rendez vous avec notre guide Tony apres une courte nuit de repos à Salta. Ce coup ci nous seront accompagnés par deux autres Francais; Lewis et Marine.
Avant de partir, direction le marché pour faire des provisions pour les 3 jours à venir. Tony se balade d’étales en étales et négocie les prix. Au final 3 jours de provisions pour 7 personnes nous reviennent à 400 pesos Argentins. Bravo Tony on aurait eu bien du mal à obtenir de tels prix. Fin prêts à affronter les Andes nous voila partis.
Après une heure de route, la montagne a eu raison de nous. L’unique route pour monter à Tolar Grande est coupée par une avalanche… Il a plut et ici quand il pleut les rivieres debordent. Même bien équipé impossible d’arrêter les elements. Après 2 heures d’attente, la pluie n’a pas stoppé et le torrent qui s’est formé au milieu de la route ne dégorge pas.

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Retour a Salta, nous retenterons demain.

Cela nous laisse le temps d aller visiter le Musée Archéologique de Haute Montagne, l’un des plus intéressants du Nord du pays.
Nous en apprenons davantage sur le mode de vie de la civilisation Inca. Le musée est surtout reconnu pour son exposition particuliere: en effet, en 1999 ont été retrouvés 3 corps d’enfants au sommet du Volcan Llullailloco… Les jeunes étaient proposés en offrande à la montagne. Loin d’être un sacrifice, c’était un honneur car ils étaient choisis selon leur rang et leur beauté. Les adultes leur faisaient boire une forte boisson alcoolisée qui les endormait, ils étaient ensuite enterrés dans les sommets accompagnés d’autres offrandes (statuettes…). Les enfants mouraient de froid, sans douleur.
C’est ainsi que des siècles plus tard, les expéditeur ont pu retrouver les corps en très « bon état ». La température du musée est maintenue à 17°c et les enfants sont exposés à tour de rôle. Nous avons pu observer celui d’une petite fille de 7ans environ… Drôle de sentiment une fois devant les traits du visage de la petite.

Le lendemain, il y a encore quelques gouttes de pluie mais pas assez pour arrêter notre 4×4. De plus Lewis et Marine ont abandonné, nous avons à nouveau un guide rien que pour nous. Pendant la montée, nous discutons avec Tony sur la suite de notre voyage.
Un peu plus tard, il nous propose, pour une somme substantielle, au lieu de nous ramener à Salta, de nous faire passer la frontière chilienne et de nous déposer à San Pedro de Atacama. Nous acceptons après une rapide évaluation des gains. Nous économisons une journee de trajet, 9 ou 10 heures de bus et il faut l’avouer, on préfère le confort de notre 4×4.
Assez rapidement nous sommes coupés dans nos conversations. Nous retrouvons les paysages pour lesquelles nous avons tant apprécié la première expédition.

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Cette fois ci nous montons bien plus haut que la derniere fois, 4600m; Une escalade de Mont blanc en pick up.

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A cette altitude on se rend vite compte que l’oxygène se fait rare, et même avec nos feuilles de coca, on sent que nos coeurs battent plus vite et que notre respiration est plus lourde. D’ailleurs, marcher nous essoufle presque autant qu’une course à pied.
Et des gens vivent à cette altitude! Nous avons rencontré un fermier et son fils. Ils vivent de l’élevage de leurs quelques lamas et survivent la nuit en brulant des racines de plantes mortes; les températures peuvent descendre très bas à cette altitude. Nous leur donnons quelques fruits et du pain. C’est la deuxième fois que Tony nous amène à la rencontre des habitants des Andes. Nous étions passés quelques heures avant dans une famille que notre guide connait bien. Tony est là pour leur amener des vêtements. Oncle, cousins, parents, tout le monde vit sous le meme toit, dans une misère flagrante. Et pourtant les enfants rient aux éclats et se donnent en spectacle. Nous sommes très chaleureusement accueillis. La famille nous fait gouter son fromage de chèvre qu’ils accompagnent « d’havas », sorte de fève avec un goût entre le petit pois et la châtaigne. Nous repartons avec 1/2kg de fromage et des havas que nous feront cuire sur les prochains jours, le tout pour 20 pesos. Rien pour nous mais une sommes qui fera surement la différence pour eux.

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Meme au milieu de nul part, on retrouve des cages de foot!

On s’éloigne de plus en plus de la civilisation, cela fait déjà plusieurs heures que les seuls êtres vivants que nous rencontrons sont des guanacos. Puis plus rien! Nous atteignons le premier désert de sel, ou ni plante ni animaux ne peut survivre.

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Le temps change et les orages grondent devant nous. Notre prochaine étape est le desert du diable, et le nom nous a semblé adéquate. Le ciel est encore tres bleu, parsemé de nuages mais les éclairs tombent sur le desert; nous avons l’impression d’avoir quitté la terre pour un endroit hors du temps. Les quelques photos que l’on aura plus prendre sont prises à l’abri de la cage de Faradet que fait notre véhicule.

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Et ce n’est pas fini, de la grêle dans le desert! Unique en son genre quand l’on sait qu’il n’y a que 7cm de précipitations par an. Notre desert rouge devient blanc. Nous quittons tout de meme assez rapidement les lieux, la grêle pourrait abimer le 4×4.

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Nous avons du mal à nous remettre de ce que l’on vient juste de voir et pourtant notre attention est vite attirée par un autre phénomène: une tornade se forme devant nos yeux… pas de quoi ravager des villes mais assez pour prendre de beaux clichés.
Le panorama est impressionant: sur notre gauche le soleil se couche, devant nous cette tornade et sur notre droite deux grands arc en ciel sortent du nuage d’orage sur flanc de montagne! Magnifique!
Heureusement que nous sommes plus qu’à un quart d heure du refuge, nous préférons nous mettre à l abris avant que d’autres catastrophes naturelles ne se déclenchent!

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Après une nuit de sommeil agitée (dortoirs séparés de 15) réveillés par des randonneurs très matinaux (6h du matin), nous sommes tout de meme prêts à en reprendre plein les yeux.
Première étape « los Ojos del mar ». Un endroit unique puisqu’il contient des bactéries à l’origine de
la photosynthèse et de l’oxygène sur Terre… La bactérie de plus de 3 milliards d’années n’a survécu qu’en 5 endroits sur Terre de nos jours. Ces trois petites étendues d’eau nous laissent sans voix.

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Tous les petits monticules blanc à la surface de l eau sont vieux de plusieurs milliards d années


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On peut ainsi se rendre compte à quel point l’endroit est privilégié, seul le son de nos souffles viens troubler la quiétude du lieu. On aura aussi été surpris par le peu de protection d’un site d’une telle importance. Un simple écriteau demande de ne pas toucher l’eau, alors que cela pourrait détruire l’organisme. Après quelques photos de touristes jouant avec le reflet de l eau, nous voila repartis.

Nous sommes partis pour une ascension de 100m de dénivelé… difficile par ces 3700m d’altitude. Mais quelle récompense, le coeur battant la chamade, nous avons un point de vue imprenable sur le plus grand salar d’Argentine.

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Retour au gîte pour l' »almuerzo », salade pour tout le monde, sauf Solene qui est un peu malade. En même temps, les conditions sont rudes ici, le soleil tape et nous n’avons rien pour garder nos victuailles au frais. Nous profitons au moins du soleil pour faire un peu de lessive; séchage express les jeans sont secs en 3/4 d’heure.

L’après midi nous nous dirigeons vers le plus grand salar d’Argentine. Nous auront trouvé ça moins impressionant une fois dedans. Il est difficile de se rendre compte de son immensité par la route.

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Il nous aura fallu quand même une bonne heure et demi pour en traverser une partie. Et c’est au milieu de nul part que nous sommes surpris de retrouver des installations humaines… Une mine de marbre, où nous nous aventurons. De la carriere, nous avons une vue imprenable sur le salar et sur la « pyramide » qui semble comme posée au milieu de nul part.Nous passons une bonne heure à marcher sur les morceaux de marbre de toutes tailles à la recherche du souvenir parfait.

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Puis c’est l’heure de rentrer.
Le lendemain c est Corentin qui est malade, bonne chance pour les 8h de route jusqu’au chili… Les passages de douane s’effectuent sans problème, même si Tony nous avait demandé de raconter toute une histoire en nous définissant comme les amis de sa fille. Les paysages sont toujours magnifiques jusqu’au chili même si nous somnolons et avons du mal à suivre les commentaires de notre passeur.

Pour la suite, vous la connaissez… Vol de passeport et appareil phoro (d’où le peu d’images), déclaration de vol, démarches administratives, un couple au Pérou, l’autre à Santiago…
Nous sommes en attente d’un RDV à l’ambassade pour faire un passeport en urgence, nous vous tenons informés de l’avancée des choses.

Salta – Boucle Sud (Argentine)

Après nos 18 heures de bus, nous voila enfin arrivés à salta, direction l’auberge de jeunesse reservée deux jours auparavant. Ou pas finalement… erreur du site, l’auberge est pleine, voila de quoi occuper notre matinée.
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Ce petit contre temps étant réglé, nous decidons d’aller flaner dans la ville et de comparer les différentes offres pour visiter la région.
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Nous opterons pour une visite privée en 4×4 en 5 jours avec guide Francais; oui! nous optons pour la version luxe cette fois ci.
Le voyage s’effectura en deux parties. La première boucle de deux jours nous fera découvrir le sud de la province de Salta, passant par cachi et Cafayate. Puis nous partirons 3 jours à Tolar Grande, au programme: le désert du diable, le plus grand salar du pays etc…(cf prochain article)

Le lendemain, nous rencontrons notre guide Tony, qui « surprise » ne parle pas du tout Français. Énervés sur le depart, nous oublions vite ce détail éblouis par les paysages grandioses et un guide sympathique et pédagogue. Notre excursion sera donc aussi un cours intensif d’espagnol!

Nous quittons donc Salta à bord d’un pick up confortable, sac à dos emballés dans des sacs poubelle à l’arrière, et heureusement! Le ciel est gris mais Tony nous rassure: une fois la cordillère Pré-Andine passée, le soleil ne nous quittera plus.
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Sortis de l’agglomération, nous traversons une végétation dense et humide.
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Tony nous explique que suivant les saisons, nous pouvons apercevoir dans la forêt une multitude de petites tâches blanches, comme si un peintre parsemait le paysage avec son pinceau. Poétique n’est ce pas?! Ce sont en fait des nids. Il nous laisse réfléchir quelques instants à quel animal, hormis l’oiseau, pourrait les construire. Il s’agit en réalité de charmantes méga araignées! Gloups!

Le chemin que nous suivons est emprunté par bon nombre de touristes, les pick ups et les cars se suivent sur la même route, ce qui ne rend pourtant pas les paysages moins beaux.
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Tony est une source intarissable d’informations concernant la géologie de la région, une vraie passion. Il nous explique que toutes les couleurs de la roche sont le résultat de l’oxydation des différents minéraux.
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La route grimpe, grimpe, grimpe. Avant d’accéder aux hauteurs, notre guide nous a fait découvrir les fameuses « hojas de coca », les feuilles de coca. Au minimum de 8 pliées et sucées, les feuilles ont de nombreuses vertues, notamment celle de réduire les symptômes du mal des montagnes (rôle de vasodilatateur). Bon, en toute honnêteté, nous allons en « chupar » (sucer) beaucoup sans nous rendre compte si elles sont réellement efficaces.
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Nous passons le cap de la plus haute altitude de la journée à la Cuesta del Obispo: plus de 3 400m montés en quelques heures. Une petite chapelle perdue au milieu des sommets symbolise ce cap. Nous avons du mal à realiser que nous sommes tant au dessus du niveau de la mer tant les paysages sont différents de ceux que l’on connaît en France à cette altitude.
Les garçons semblent bien aller, Solène est un peu nauséeuse, de mon côté, il m’est très dur de lutter contre le sommeil.
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Le soleil apparait, nous laissant découvrir le panomara. Les touristes sont de plus en plus rares: une excursion privée permet aussi le privilège de sortir des sentiers battus.
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Passer les rivières en 4x4, c'est normal ici...

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Les paysages sont justes incroyables, on rentre dans une carte postale. C’est encore plus impressionant que ce que nous avions pu nous imaginer avant de partir.
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Les champs de cactus se succèdent dans le parc de "Los Cardones" (évidemment "cactus" en espagnol) que nous traversons.


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Pour déjeuner, Tony nous amène jusqu’à la Poma, un petit village perdu au milieu des volcans. Seul un panneau au bord de la route indique « el tresorio escondido de las alturas » (le trésor caché des hauteurs). Nous entrons dans un petit restaurant où nous sommes attendus. Nos ‘truchas’ (truites) entières arrivent rapidement devant nous, un délice! Nous découvrons aussi un dessert typique à base d’une sorte de fromage de chèvre avec de la confiture. Après de nombreuses minutes de réflexion, impossible de trouver à base de quel fruit elle était faite…

De nouveau en voiture, nous nous dirigeons vers Cachi. Nous avons laissé le temps aux touristes de faire le tour de la ville, nous arrivons donc un décor un peu far west. Les rues sont plutot vides et il n’y a pas grand chose à voir dans cette ville poussiéreuse, pourtant étape de toutes les excursions touristiques.
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Nous repartons donc rapidement en direction de notre logement pour ce soir. Il s’agit de la maison de famille de notre guide! Tony nous explique que la ‘finca’ (sorte de ferme) appartenait à son père décédé et que depuis quelques temps sa soeur l’a transformé en auberge pour y accueillir les touristes venus découvrir les environs.
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Petit tour du propriétaire, le Rio est asseché, les perroquets s’envolent depuis les arbres, au loin le tonerre gronde sur les montagnes.
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Quelques parties de volley plus tard avec Tony et son neveu (puis des Français venus se joindre à nous), nous profitons d’une soirée tranquille avec un bon repas et quelques jeux de cartes avant de partir nous coucher: demain une journée toute aussi riche nous attend.

Au deuxième jour de cette formidable excursion, nous partons à 9h30 vers le Sud. Le pick up est la seule voiture des environs sur les routes. L’impression d’être seuls au milieu de ces panoramas incroyables rend le moment particulier.

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Avec Tony, notre guide

Encore une fois, les paysages changent toutes les demi-heures, de canyons verts aux formations rocheuses surprenantes, la journée va être belle!
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Nous remontons un peu en altitude pour traverser la « Quebrada de las flechas ».
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Il est facile de deviner pourquoi ce nom aux vues de l’érosion de la roche.

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Photo de famille


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Tony se prête au jeu des effets spéciaux!

Tony a compris que pour profiter pleinement de ce que nous voyons, nous avions besoin de marcher, comme pour rentrer dans le décor, ce qui donne vite des ailes aux garçons!

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C'est pas un chemin ça les gars!

Mais le soleil cogne fort et 20min de marche suffisent à nous ramener à la voiture. Durant la journée, nous avons vu le thermomètre monter jusqu’à 43°!
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Nous arrivons à Cafayate pour le midi. Cette région viticolte est la deuxième la plus importante du pays.
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Tony-les-bons-tuyaux part nous acheter de supers empanadas pour le midi. De notre côté, nous nous occupons du raisin.
Le repas du midi se fera dans le pick up en direction des ruines de Quilmes, au Sud.
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Cette cité construite à flanc de montagnes était occupée par 5 000 personnes. Si elle a résisté aux Incas au XVeme siecle, elle est tombée sous l’attaque des Espagnols en 1667.
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Nous grimpons sur les collines qui encadrent la cité pour admirer les vestiges de la civilisation et son rôle défensif.
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Les bouteilles d’eau ne sont pas superflues: aucun coin d’ombre, une altitude élevée et un soleil qui cogne fort.
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De nouveau en voiture, Tony nous fait une proposition intéressante pour les prochains jours: au lieu de partir en excursion vers le Nord avec l’agence d’où nous venons, nous pourrions partir avec lui vers Tolar Grande, à l’Ouest. Cette excursion est peu faite par les touristes (rien n’apparait dailleurs dans mon guide) et coute normalement bien plus chère. Il nous promet des paysages incroyables alors que le tour au Nord sera très beau, mais comparable aux deux jours que nous venons de passer. Nous acceptons donc, très contents d’accéder à une excursion que nous avions refusé en agence à cause du prix.

La fin de ces deux jours nous réserve encore des paysages spectaculaires.
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El Obelisco

Après avoir retraversés Cafayate, nous remontons vers Salta par la célèbre Quebrada de Cafayate.

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Le "Titanic"


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Il parait que la fin d’après midi est le meilleur moment pour apprécier, nous avons donc de la chance: il est 16h et les couleurs sont incroyables!

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El Anfiteatro

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Retour à l’auberge tardif, un repas rapide et tout le monde se jete au lit, les 3 prochains jours seront encore chargés.

Synopsis: je vous promets un prochain article assez incroyable (encore). Je pense qu’on ne revivra pas ça souvent…!

Puerto Natales (Chili)

J – 48

Nous sommes au Chili depuis 3 jours et nous arrivons dans la ville de Puerto Natales, toujours à 6 pour fêter le jour de l’an.
Pour l’occasion nous avons loué une grande cabane dans le centre, avec 2 chambres et toute équipée pour notre plus grand plaisir.
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La visite de la ville prend une petite demi journée, points de vues sympathiques, maisons colorées et port aux bateaux multicolores.

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Elle ne paie pas de mine mais réserve quelques bonnes surprises, comme son musée sur la faune (gratuit!) avec ses animaux empaillés qui nous ont bien fait rire!

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Très très realiste ! ^^

Mais Puerto Natales est surtout la porte d’entrée du Parque National Torres del Paine, grand de plus de 2 400 km2, où l’on trouve glaciers, lacs, montagnes… tout pour en prendre plein les yeux.

J – 50

Nous sommes le 31 décembre et nous décidons avec Flavie et Lucie de nous rendre dans le parc national.
Il serait dommage d’être arrivés jusqu’ici sans s’y rendre, surtout lorsque l’on sait que de nombreux randonneurs du monde entier rêvent de venir faire le fameux circuit « W », nom d’un sentier traversant le parc en passant près des 3 torres (pics de montagnes donnant leur nom au parc).

N’ayant qu’un jour entier pour aller au parc (car il nous faut parcourir 80km juste pour y accéder et la même chose pour en revenir), nous avons la veille réservé un tour organisé en bus qui doit emmener voir 9 endroits différents du parc.
Nous avons déjà été déçues par ce genre de tour trop touristique et espérons que celui ci ne nous laissera pas sur notre faim, nous n’allons pas être déçues…

Lever à 6h45 pour partir à 7h30, la journée marathon débute.
Notre « van » arrive! Et quel van! =D
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Les 2 premiers points de vues nous mettent l’eau à la bouche, de l’eau d’une couleur bleue incroyable et absolument transparente par endroits!

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Notre chauffeur et guide Marco est en plus de cela une vraie mine d’informations !

Pour une fois excursion en bus se conjugue avec marche. Nous arrivons devant un sentier qui nous mène en 30-40 minutes à un mirador sur le Lago Grey et son glacier.

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C'est parti pour une balade sur la plage !


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Sur le lac quelques iceberg se baladent et au loin le fameux glacier nous fait de l’oeil. Nous sommes malheureusement trop loin pour pouvoir l’apprécier pleinement et après le Perito Moreno la compétition est rude 😉

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Glacier en vue tout au fond !

Nous pique niquons au mirador, la journée s’annonce très peu venteuse et ensoleillée (chose plutôt rare ici), nous sommes ravies!

Le reste de la journée ne sera en effet qu’une succession de points de vues plus beaux les uns que les autres (pas besoin de commentaire, autant laisser parler les photos!) :

De l’eau incroyablement claire…

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De l'transparenceeee !

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Des cascades…

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Des lacs …

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Le mélange des couleurs rend les paysages toujours plus beaux


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Et nous en profitons pour nous essayer à des photos artistiques ^^

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En 2010, un touriste a réduit en cendre 10 % du parc en faisant du camping sauvage et un feu. Les vents violents (régulièrement à plus de 120km/h) n'ont pas aidé à la tâche: il a fallu plus de 2 mois pour éteindre les 7 ou 8 foyers! Les arbres noirs que nous avons pu observer durant notre parcours sont les signes de ce récent sinistre.

Nous en avons à nouveau pris plein les yeux pendant toute notre journée , cela commençait à faire longtemps !
Et bien sûr nous avions oublié la crème solaire comme le temps est rarement aussi clément ici… et nous sommes rentrées avec quelques coups de soleil!
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Arrivée à 19h, il nous faut assez vite nous préparer car comme nous sommes le 31 décembre la journée est loin d’être terminée.
Nous partageons avec nos voisins les coutumes chiliennes

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Vin blanc servi directement dans un melon

Vu que nous sommes en bord de mer les fruits de mer sont très bon marché et nous nous regalons avec un véritable festin iodé, saumon (en tartare et cuit), saint jacques (en carpaccio et cuites), huîtres, araignée de mer (merci Mégann! !)… tout cela accompagné de vin parfaitement choisit par Maxime notre sommelier personnel =). On a vraiment choisi les bons partenaires de voyage !
Le décompte se fera avec une dizaine de chiliens, embrassades chaleureuses de rigueur pour symboliser le passage de cette nouvelle année (sur fond d’hymne national chilien ^^).
2015 s’annonce sous de très bons hospices !

J – 51

Réveil moins difficile que le lendemain de Noël, nous profitons de cette journée en regardant une panoplie de films en espagnol, sur fond de jeux de cartes et des restes de la veille.
Une très bonne surprise nous attend puisque le gérant des cabanes où nous dormons (et qui est devenu très ami avec Maxime, bah oui c’est un garçon alors forcément…) prépare un asado géant dans la cour.

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On se croirait au banquet d'Asterix! 3h30 de cuisson!

Nous le degusterons le soir avec eux, un très bon moment partagé avec les locaux, qui soit dit en passant connaissent enormement de choses sur la France, Aznavour, l’hymne national, Brigitte Bardot ;)…
Ce fut une très bonne dernière soirée, puisque nous repartons avec Laetitia le lendemain (2 janvier) pour prendre notre avion le 5 à Punta Arenas… nous quittons donc nos compagnons de route, de bons souvenirs en tête!

De nouvelles très belles aventures à venir =) (à 4 cette fois ci …!)

Parque los Glaciares – Perito Moreno (Argentine)

Nous sommes arrivées à El Calafate depuis plusieurs jours. Notre réservation à Ushuaia pour Noël nous « oblige » à rester 5 nuits dans la ville.
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Ce n’est finalement pas pour nous déplaire car notre auberge est très agréable. Nous avons enfin une vraie cuisine et de « vrais » supermarchés dans le centre, on se fait donc plaisir en se préparant des menus « comme à la maison ». Nous avons par exemple fait connaissance avec un couple de Français (Nolwenn et Thomas) autour d’un crumble de tomates. Certains savent combien je suis fan de cette recette, quel plaisir donc de la préparer au bout du monde et d’inviter de nouvelles têtes à notre table pour partager le tout.
Le soir même, un asado (BBQ typique du pays) est organisé à l’auberge. Tout le monde se retrouve autour d’une table pour déguster la succulente viande Argentine.
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Solène a mangé plus de boeuf en une soirée qu’en une semaine, s’exclamant à chaque bouchée:  » huuuummm mais c’est du beurre en bouche! C’est trop booon! ».

J-39
Nouvelle étape très attendue du voyage , aujourd’hui nous avons rendez vous avec le monstre Perito Moreno. Attention, cours de géo-glaciologie en vue!
Nous sommes avec les 4 autres français retrouvés sur place. Un bus nous amène, pour 250 pesos (environ 25€), jusqu’à l’entrée du Parque los Glaciares où nous payons la belle somme de 215 pesos (car étrangers), rien n’est donné en Argentine. Mais nous oublierons vite cet aspect financier une fois devant le colosse!
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Le Perito Moreno est l’un des trois glaciers d’Argentine qui n’est pas en régression. Il continue d’ailleurs d’avancer de 2-3m par jour. Nous arrivons sur la Péninsule de Magellan où des passerelles sont amenagées.
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Et tout de suite on prend une claque! Une immense mer de glace se dresse devant nous, haute de plus de 74m (immeuble de 20 étages) et longue de 3km. Il n’y a pas à dire, on se sent tout tout petit (encore plus)! D’autant plus que nous ne voyons pas les 170m de glace sous l’eau.
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Il arrive que le glacier avance sur la péninsule, séparant le lac Argentino en deux. La pression exercée par l’eau creuse alors des galeries sous le glacier jusqu’à faire céder la grotte, d’où l’amas de glace que nous pouvons voir de l’autre côté de la berge (le long du rocher).

Petit cours de glaciologie à présent…
Le « centre » du glacier se trouve à plusieurs kilomètres de ce que nous pouvons observer depuis la péninsule. C’est à cet endroit que la neige s’accumule et se tasse pour devenir de la glace. A la surface, on a l’impression de voir d’immenses pics de glace sortir de part et d’autre, c’est ainsi que le glacier avance, la glace « pousse ».
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Ce spectacle grandiose est aussi sonore. On entend le glacier craquer, puis une grosse détonation: un bloc de glace vient de se fissurer et s’exploser dans l’eau. On cherche, on veut voir des chutes de glace. Ca en devient frustrant car quand la détonation retentit, c’est le bloc est déjà tombé. Au moindre grondement du glacier, on guette!
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On a juste l’impression d’être devant un monstre, qui vit, qui grogne, qui bouge! On le dérangerait presque.
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Après 1h30 à traverser les passerelles, on trouve le point de vue idéal, d’autant plus que le soleil se joint envie à nous. On y reste pour observer le majestueux Moreno.

Et là, le clou de la visite, « CA TOMBE! » Un énorme morceau de glace se décroche et tombe sous nos yeux dans un grondement lourd! C’est l’euphorie, on crie, on rit! Seulement 1min après, on voit cet énorme bloc remonter à la surface et dériver avec les autres icebergs.
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1m3 de glace c’est quelque chose comme 800kg, pas étonnant qu’il soit emporté au fond si longtemps après une telle chute.
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A peine remis, 5min après un autre, puis encore un! Un vrai spectacle que nous offre le Moreno!
Les blocs tombés laissent nos yeux admirer une glace bleue, si bleue!
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Nouveau petit point wikipedia: plus la glace est bleue, plus elle est dure (ou inversement). Elle est tellement dense que seule la couleur bleue du spectre de lumière peut atteindre cette profondeur.

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Bon, celle là c'est pas nous qui l'avons prise, tu te doutes bien. Mais elle donne une bonne idée de l'immensité de ce géant de glace!

Il est 18h30, le bus du retour nous attend. Nous serions bien restés des heures à assister au spectacle, profiter du coucher du soleil doit être fantastique!
Nous disons au Revoir au majestueux Moreno avec une pointe de tristesse. Sur que nous reviendrons l’admirer…
Encore une journée inscrite dans nos mémoires pour longtemps…

A suivre… nous prenons le bus pour Ushuaia à 3h du matin dans la nuit du 22 au 23 Décembre. Le trajet qui nous attend est long et fastidueux (4 passages de frontière et un ferry). Noël cette année sera au bout du monde!

NB: nous avons des pb de blog, ou de photos, ou de tablette, quoiqu’il en soit, télécharger une dizaine de photos nous prend plusieurs heures (oui oui), nous devons en plus les envoyer une par une! Bref, une vraie galère et pas autant de temps à consacrer durant le voyage. Les prochains articles seront donc moins fournis en photos ou elles seront de moins bonne qualité…

Parque Los Glaciares – Laguna Torre (Argentine)

J-33
Départ à 11h15 (oui rando, mais grasse mat quand même! ) en direction de la laguna Torre, la journée s’ annonce magnifique, le vent ne souffle pas, fait rare en Patagonie! Temps de marche annoncé: 3h aller.
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Deux sentiers partent du village pour finir par se rejoindre, nous attaquons par celui situé au Nord de El Chalten.
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Et dès les premiers mètres ça grimpe! Mais la vue est si jolie!
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Pour le coup, ce sentier est un vrai chemin de rando: étroit avec pierres, trous et gravier, une vraie mise en jambes pour ce qui nous attend dans la région.
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"Monument du marcheur distrait" érigé suite au feu causé par une cigarette

Aprés une heure de montée, nous arrivons au mirador del Cerro Torre.

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Tu vois le glacier qui descend dans la vallée? C'est l'arrivée!

Nous avons une vue magnifique sur le Cerro Torre, à droite, ce pic abrupt de 3 128m qui domine la vallée.
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À droite se tient la majestueux Fitz Roy. Ce sera le seul moment de la rando oú nous pourrons l’apprécier.

Le sentier se poursuit à travers des plaines humides, des forêts jonchées d’arbres morts, zigzaguant autour d’impressionants rochers et plantes typiques de la patagonie.
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Les cascades que nous croisons sont l’occasion de nous rafraîchir et remplir nos bouteilles d’une véritable eau de source, de vraies road tripeuses!
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Ce chemin est particulierement agréable car le paysage semble changer toutes les demi heure, gardant comme objectif ce glacier et le Cerro Torre au loin.

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Les pierres rouges, signes du passé volcanique du lieu

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Nous longeons les eaux rapides, blanches et bleues de la fonte du glacier avant d’atteindre ce qui semble être la dernière étape du périple.
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Une dernière ascension puis la lagune dominée par ces monts enneigés si blancs. On se verrait bien chausser les skis en ce 12 Décembre…
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Le glacier aux nuances bleus se jete dans les eaux vertes de la lagune. Le paysage est juste incroyable!
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De petits icebergs flottent encore à la surface, il fait pourtant très chaud, le contraste est étonnant.
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Certains s'invitent au pique nique


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Nous n’avons malheureusement pas le temps de monter jusqu’au mirador, cela nous demanderait une heure de marche (aller) et passons donc plus d’une heure dans ce lieu magique.

Il faut maintenant attaquer la descente, c’est reparti pour 9 km dans l’autre sens.
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Cette première rando dans le Parque de los Glaciares nous laissera sans aucun doute un merveilleux souvenir tant les paysages que nous avons traversés sont sublimes, et ça ne fait que commencer…