Copacabana (Bolivie)

Nous voila arrivés en Bolivie (et un tampon de plus sur le passeport, un!).
Première étape de ce nouveau pays: l’immense et impressionant lac Titicaca, le plus vaste lac d’altitude (3 800m).
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Ses rives sont partagées entre le Pérou et la Bolivie. C’est à Copacabana que nous posons nos sacs pour pas moins d’une semaine (jour de maladie de chacun compris). En langue « Aymara », cela signifie « vue sur le lac », on comprend vite pourquoi. Le nom fait rêver, et j’ai au départ naïvement cru que jallais pouvoir m’y baigner avant de prendre conscience de l’attitude de la plage et la température de l’eau!
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Cela ne nous empêche pas de profiter du soleil, et qu’est ce qu’il cogne! Les coups de soleil seront aussi au RDV malgré les tartines de crème solaire et les chapeaux!
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Le soleil se couche sur notre première journée, les suivants s’annoncent pleine de découverte (s)…

J-92
C’est une nouvelle fois une ville riche d’Histoire Inca que nous découvrons. Ce matin, nous prévoyons l’ascension du Cerro del « Horca del Inca » (porte de l’inca). Comme toujours en Bolivie: rien n’est cher mais rien n’est gratuit non plus et nous devons nous acquitter de 10 Bolivianos (1,20e) pour continuer à monter. On avouera être bien plus impressionés par la vue sur la baie que par l’observatoire astronomique inca que nous sommes sensé découvrir.
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Nous continuons donc jusqu’au sommet (un peu d’escalade) pour profiter du panomara à 180°c, et quel panorama!
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Ville de Copacabana

Nous choisissons de redescendre en coupant à travers la montagne en direction du village de Sahuiña. La plupart des touristes s’arrêtent à Copacabana le temps de visiter l’Isla del Sol sur le Lac, si on veut sortir un peu des sentiers battus, il semblerait qu’un passage par ce village vale le détour.
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En tous cas, pour redescendre, c’est à travers champs que ca se passe!
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Nous arrivons à Sahuiña.
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Nous sommes salués par tous les habitants en traversant le village, l’un d’eux marche même à nos côtés.
Il se presente, s’appelle Simon. Nous échangeons sur son mode de vie, les enfants du village, l’école, la pêche (essentielle) etc… Nous mettons un long moment à comprendre que c’est avec notre guide du jour que nous discutons.
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Simon nous mène jusqu’aux rives du lacs Titica. Aucun touriste à l’horizon, nous avons l’impression d’être seuls au milieu de ce village, comme privilégiés de pouvoir découvrir les coutumes boliviennes.
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Simon nous explique en quoi consiste le projet communautaire de son village. Sahuiña s’est ouverte au tourisme en 2007. Les habitants ont été formés pour faire découvrir aux visiteurs leur mode vie et leur culture. De quoi vivent-ils, comment se nourrissent-ils… Simon nous explique tout.

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Culture de "havas"

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Nous profitons du paysage le temps que Simon prépare la barque pour un petit tour sur le lac

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Simon pêchait dans sa jeunesse. Il nous raconte l’une de ses journées type: 3h de rame jusqu’aux eaux profondes du lac, de là il installait ses filets, il passait la nuit dans sa barque, remontait sa prise sur les coups de 2h du matin et revenait au village à grands coups de rame durant 3h à nouveau. Il explique être aujourd’hui trop fatigué pour continuer.

Après un petit tour entre les roseaux, Simon nous laisse les rames pour ramener la barque au rivage. Dur dur! Chacun essaye tour à tour, avec plus ou moins de réussite.
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Dernier arrêt du parcours: la plate forme flottante du village. Simon s’essaye avec application à un cours de biologie sur les grenouilles du lac et les carpes. Animaux que nous remettons ensuite à l’eau, fous rire et frayeurs!
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Le clou de la visite est la petite surprise que nous réserve Simon: une danse en tenue bolivienne. Nous nous prêtons au jeu sous les rires des habitants de Sahuiña, amusés de nous voir ainsi fagottés.
Attention, les photos qui suivent vont surement nous poursuivre un moment !
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Nous repartons de Sahuiña après avoir passer un bon moment avec Simon sur les bords du lac, très heureux de cet après midi. Le village est une réelle surprise, une immersion complète au sein des coutumes typiques boliviennes, une belle découverte que nous nous empressons de partager avec les Français de l’hotel. Tous iront et reviendront eux aussi ravis de ce moment.

Le lendemain, grosse rando de 17km jusqu’au village de Yampupata, au bout de la péninsule…
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Les îles flottantes

Durant les jours suivants, Fabien et Corentin tomberont malade tour à tour. Nous avons donc découvert la ville séparément. Solène et Corentin se sont par exemple faits une belle rando lorsque Fabien était cloué au lit.
« Partis pour effectuer une rando repérée 2 jours avant, malgré tout notre bonne volonté nous n’avons (Corentin et moi) pas réussi à effectuer la boucle prévue initialement. Aucune indication, avec l’aide d’un local surveillant son troupeau de moutons nous déciderons de monter sur le plus haut Cerro de la vallée qui semble offrir une vue imprenable sur le lac.
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Après une dure montée (au total 300m de dénivellé à plus de 4000 mètres, à cette altitude nous pouvons dire que nous crachons nos poumons!), nous pique niquerons sur un sommet avec une vue magnifique, fiers de nous.
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Un très beau point de vue sur l’Isla del Sol qui se fait désirer, un temps ensoleillé, on peut dire que Copacabana offre aux amoureux de la marche différentes options toujours plus belles pour découvrir ce fameux lac. »

Isla del Sol
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Tout le monde est rétablit, nous pouvons enfin partir pour l’Isla del Sol, principale attraction aux alentours de Copacabana. Aprés une bonne heure de traversée de bateau, nous acostons sur la partie Sud de l’île.
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Nous remontons jusqu’à la partie Nord en 3 bonnes heures.
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Malheureusement, jour férié, tous les restaurants sont fermés. Nous ne nous attardons pas sur l’île, certes magnifique et reprennons un bateau pour le continent.
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Nous avons passé une superbe semaine à Copacabana: paysages magnifiques , bonne bouffe et découverte du peuple bolivien.
Nous avions certains apprioris sur les Boliviens, beaucoup de touristes nous les avaient présenté comme mal aimables, peu souriants etc… une impression que nous partageons pas. Au contraire, chaque fois que nous avons eu besoin, les boliviens ont pris un peu de leur temps nous aider ou nous répondre, le tout régulièrement avec le sourire.

Et la suite de l’aventure Bolivienne sera tout aussi belle.

Machu picchu (Pérou)

J-89
Le grand jour est arrivé ! Nous avons RDV à 7h45 sur la place centrale de Cusco oú un mini van nous attend. Le périple jusqu’au Machu Picchu, « Vieille Montagne », s’annonce long, découvrir l’une de 7 merveilles du monde ça se mérite!
En effet, nous voilà partis pour 7h de mini-van en plein montagne jusqu’à la « ville » de Hydroelectrica, surement le trajet le plus pénible que nous ayons fait jusqu’ici. Les chauffeurs des mini bus font l’aller retour dans la journée, plus vite ils sont revenus, plus vite ils rentrent chez eux. La première partie a rendu la moitié du groupe malade: une fesse qui se décolle à chaque virage, notre chauffeur n’utilise pas la pédale de frein mais le klaxon! La seconde partie n’a pas été de tout repos non plus, le véhicule a certes ralenti mais a aussi frolé le précipice à plusieurs reprises. S’ajoutent à ça la saison des pluies et les rios qui nous coupent la route et vous obtenez de bonnes frayeurs dans le van. La voiture a traversé à plusieurs reprises de petits ponts de bois pas plus larges que les roues et de petites rivieres à quelques centimètres du précipice, je peux vous dire que tout le monde retenait son souffle, plus un bruit dans l’habitacle.
Rassurez-vous, si nous écrivons cet article c’est que nous sommes arrivés sains et saufs! 😉

Enfin à Hydroelectrica, il ne nous reste que nos jambes pour arriver à destination.

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Tout le monde fait partie du voyage: Delrey, Biquette et même Koko a son porteur personnel!

Aucune route ne se rend jusqu’à Aguas calientes, la ville au pied du Machu, seulement le train.
Nous avons donc 10km de marche à faire, en suivant les rails et longeant le puissant fleuve, une bonne mise en jambe pour l’ascension de la cité le lendemain.
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Afin de se rendre jusqu’à Aguas Calientes, les visiteurs ont aussi l’option (de luxe) de prendre le train depuis Cusco.
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Cela évite bus + marche à pied mais coûte au minimum 100€ par trajet pour un billet en 3ème classe (je vous laisse imaginer le prix de la 1ère qui offre Champagne et spectacle folklorique). C’est la ligne de chemin de fer la plus chère du monde!
Autant dire que notre porte monnaie ne suit pas, de toutes façons: le Machu ça se mérite! Le train? Trop facile!
Après 2h15 de marche, nous arrivons à la ville d’Aguas Calientes, un pied à terre construit uniquement pour les touristes: on n’y trouve que restaurants et auberges de jeunesse.
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Fatigués, nous ne cherchons pas longtemps notre chambre pour les 2 prochaines nuits. Cet hotel à 6€ fera l’affaire, on nous avait par compte caché l’option « blattes » dans les chambres :-/ bbbrrr…
Un bon repas partagé avec Megann, Max et leurs amis aussi sur place et au lit, demain un grosse journée nous attend !

J-80
4h15, le réveil sonne. Nous sautons dans nos chaussures de rando en direction de l’entrée du site. Il fait encore nuit mais nous ne sommes pas les seuls dehors. La veille nous avions acheter des viennoiseries à la « boulangerie de Paris », un vrai petit dej français afin de nous donner du courage pour toutes ces marches Incas qui nous attendent.
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Quelques minutes de queue, sous une fine pluie, contrôle des billets (nominatifs) et c’est parti !
L’épreuve qui nous attend fait 400m de haut et 1 700 marches incas à travers la forêt péruvienne. Malgré l’heure matinale (5h) et l’humidité, les vestes tombent vite. L’ascension est difficile, les marches sont irrégulières et particulièrement hautes.
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Certaines m’arrivent quand même au genou!

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Mi-chemin, on garde le sourire! Pour l'instant...

Nous montons à travers les nuages, peu à peu le ciel s’éclaircit et la brume laisse passer les premières lueurs du jour. Les cuisses brûlent, le souffle est court, nous sommes quand même à 2 800m d’altitude.
Nous parvenons au sommet en plus ou moins 1h, pas peu fiers! Nous passons un nouveau point de contrôle, celui de l’entrée de la cité. Les courageux grimpeurs se mèlent aux autres touristes, bien plus frais, qui ont fait l’ascension en bus pour une douzaine de dollards. Aucun mérite 😉

Nous pénétrons enfin dans la cité. Il est environ 6h30, la brume couvre encore la moitié du site.
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L’ambiance est vraiment mystique. Nous déambulons, sourire jusqu’aux oreilles et yeux grands écarquillés avec cette impression d’être vraiment privilégiés. Peu de personnes sont entrées, les lamas ont l’air encore endormis malgré les touristes qui se pressent à leur côté pour des photos.
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Les premiers rayons de soleil chauffent les nuages que nous voyons remonter depuis la vallée et traverser la ville. La cité est tellement bien conservée que l’on s’attendrait presque à voir passer un chef Inca au détour d’une ruelle.
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Mais pas le temps de s’attarder pour l’instant. Nous avons acheté un billet incluant l’entrée au Wuayna Picchu ( » jeune montagne « ), la montagne face à la cité d’où nous aurons le célèbre point de vue à 180°c. Nous avons un créneau horaire a respecté: entre 7h et 8h.
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Dans la file d’attente, on fait encore une fois vite la difference entre ceux qui ont bravé la pluie et les marches à 5h du matin… et les autres. Il n »est que 7h et nous sommes loin d’être frais!
Et pourtant nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Cette vue panoramique se mérite et ce sont encore 200m de dénivellé qui nous attendent.
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Non seulement les jambes sont déjà lourdes mais les marches nous sembles encore plus raides! Cette ascension de plus de 45min finit en apothéose par une sympathique partie d’escalade sur les rochers les plus hauts.
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Il est encore tôt, les nuages couvrent et découvrent cette cité qui nous semble si petite depuis tellement haut. Nous avons une vue sur la vallée et pouvons admirer toute notre ascension depuis le fleuve. On l’a mérité notre vue mythique!

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Malheureusement, les autres touristes arrivent et se battent presque pour la meilleure place, la meilleure photo. C’était aussi le calme qui rendait ce moment magique.

Nous empruntons donc le chemin de la descente, il nous reste la ville à découvrir.
Solène et Corentin partent en direction des panneaux « Salida » (sortie), avec Fabien nous choisissons de suivrent ceux qui nous feront sortir en passant par « la caverna » (traduction superflue tout de même ; -) ).

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Après quelques minutes de descente, on se rend vite compte que peu de gens empruntent ce chemin, on est seuls au milieu de forêt.
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La descente est très raide, parfois même à l’aide d’échelles et mine de rien, ça tire sur le cuisses déjà endolories.
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25 min de descente, on commence à se poser des questions mais les panneaux nous confirment que nous arrivons « dans 20min ».
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Une fois en bas, après quelques photos devant le Temple de la Lune, nous voyons un panneau qui a de quoi nous achever: « Machu Picchu 1h30 ».
Je lève la tête pour m’appercevoir que le chemin qui nous ramène à la cité est en fait une infinie de… nouvelles marches Incas.
Nous sommes descendus (beaucoup) plus bas que ce que nous pensions, aucun panneau ne nous prévenait de ce détour plus que conséquent. Venus pour deux ascensions, nous avons eu la désagréable impression que l’on nous en a caché une troisième. Dure épreuve! La remontée a été vraiment très difficile.
Une bonne heure et demi après, nous sortons enfin du Huayna. Solène et Corentin nous attendent devant l’entrée depuis près de 1h30, mi-agacés, mi-inquiets. Après explications, nous avons plutôt le droit à la compassion qu’au sermont. Ouf!
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Bonne pause pique nique, nous avons l’impression d’être en fin de journée alors qu’il n’est que 12h30. Le soleil brille sur la cité dont nous n’avons pas encore fait le tour.
Solène nous explique sa mésaventure durant notre absence: un lama a voulu faire connaissance avec… sa banane et la poursuivit entre les ruines sous le regard amusé de Corentin.
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C’est auprès d’un guide qu’elle a dut se refugier. Nous avons loupé ce sketch!
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Après quelques photos, nous regroupons nos dernières forces à la recherche d’un guide français pour nous faire visiter le site.

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Oh le beau rideau de pluie! Va-t-il passer à coté?

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A notre grande déception, aucun n’était présent ce jour. Après tous ces efforts et émotions, nous n’avons pas le courage de nous concentrer durant 2h, que ce soit en Anglais ou en Espagnol. Tant pis, nous feront le tour seuls.
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Si le Machu Picchu est considéré comme l’une des 7 merveilles du monde, son existence n’en reste pas moins inexpliquée. Plusieurs théories sont discutées par les historiens, parfois résidence secondaire d’un chef Inca, temple ou observatoire astronomique. Nous regrettons de ne pas avoir plus d’explications sur ce que nous voyons.
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Quoiqu’il en soit nous sommes impressionnés par les similitudes « technologiques » que nous pouvons observer entre ce peuple et la culture occidentale.
Fabien remarque par exemple que les maisons semblent construites selon les mêmes bases que les nôtres (plancher, étage etc…) alors que les deux civilisations ne se sont jamais croisées.
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15h, morts de fatigue, nous empruntons le chemin du retour. Toutes ces marches à emprunter en sens inverse! Mes cuisses souffrent fort mais l’immense arc en ciel qui nous accompagne rend la descente plus « légère ».

Nous aurons vu le Machu dans tous ses états aujourd’hui: brume, pluie, soleil, arc en ciel… Nous qui rêvions d’une journée ensoleillée, nous n’aurions finalement pas pu mieux profiter de ce lieu mythique et magique.
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De retour à Aguas Calientes, les garçons trouvent encore le courage de marcher 20min jusqu’aux sources chaudes de la ville. Ils reviennent ravis d’avoir detendu leurs muscles endoloris.

21h, tout le monde est couché et s’endort, épuisé de cette journée que nous n’oublierons surement jamais.

Le lendemain, après un petit dej plus que conséquent à la « Boulangerie de Paris », nous avons le chemin à refaire en sens inverse: 10km de marche le long des rails (en 3h cette fois, courbatures aidant) puis 7h de bus jusqu’à Cusco.

4 jours après, mes courbatures s’en vont seulement, mais quelle expérience! Surement l’expérience d’une vie. Il y a tant de choses à voir de par le monde que nous ne retournerons peut être jamais voir le MaPi. Nous sommes fiers de notre ascension, à la force de nos mollets. Nous faisons aujourd’hui partis des rares privilégiés à avoir pénétré cette cité secrète. Nous rêverons encore surement longtemps des mystères non élucidés de la « Vieille Montagne ».
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