Santa Cruz (Bolivie)

Il est l’heure de profiter de nos derniers rayons de soleil à Santa Cruz, notre dernière étape… Le retour en France approche. On nous avait annoncé une saison des pluies, mais nous n’en aurons pas vu la couleur: pour nous, grand soleil et 32° au petit matin. Heureusement que nous avions la piscine!

Santa Cruz est une immense ville, étendue et polluée, le retour sur les plaines se sent. Grand super marchés, grandes zones industrielles, et toutes les chaines que l’on retrouve en France… La mondialisation est passée par là. D’ailleurs, on ne retrouve que très rarement les habits traditionnels boliviens, si frequents sur les hauts plateaux.

La deuxieme plus grande ville du pays, ne vaut pas le detour, du moins pas pour des globe trotteurs. Le tourisme semble ici dirigé vers le luxe. De grand complexes 5 etoiles jonchent la périphérie de la ville. Le coût de la vie est plus cher, même le « lonely » peine à nous trouver des hôtels dans notre budget. Une de nos excursions au plus grand centre commercial de bolivie, ce révélera être un échec: nous rentrerons bredouille.

Après un weekend à profiter de la piscine et à manger (encore), nous avons trouvé une excursion qui nous convient: nous partons pour la forêt amazonienne.
A deux heure et demi de Santa Cruz, nous logerons dans une lodge tout confort au milieu de la jungle.
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Notre piscine naturelle à 100m de notre camp =)

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On a retrouvé Tarzan !

Sur place nous retrouvons deux amis, Sarah et Thomas, que nous avons rencontré à Cuzco; le monde est petit! Nous partageons donc nos randonnées ensemble.
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10 Mars, Fabien fête ses 26 ans et souffle ses bougies sur le dessert du jour: les citrons du jardin... pour sur que ce sera surement le seul anniversaire fêter au milieu de la jungle!

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Debout à 6h30 pour une journée dans la jungle

Marcher dans la jungle s’avère compliqué. Nous longeons la rivière sur une rive puis l’autre…

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Allez savoir pourquoi le guide a très vite compris qu'il devait particulièrement la surveiller...

Au total, 32 passages de rivière sur les rochers, les troncs d’arbres etc.
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Il suffit de quelques traversées pour tous avoir les pieds mouillés: difficile de suivre le guide sur les pierres glissantes de la rivière. Certains passages sont même difficiles.

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Un peu d'escalade!

Mais au bout du chemin, nos efforts sont recompensés. Une série de cascades nous attend.
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Un pique nique, une demi heure de baignade dans cadre paradisiaque, et c’est l heure du retour.
Courage, de nouveau 3h de marche.
Nous n’aurons pas eu la chance de voir de singe ou autres animaux tropicaux. Seuls quelques papillons, fourmis, termites et autres insectes. Malgré cela nous sommes tous pleinement satisfaits de cette experience. Les paysages en valent la peine!
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Nous avons repris l’avion vers la France Jeudi, pleins de souvenirs en tete et prêts à ecrire une nouvelle page de notre vie.
Bientôt le bilan de cette longue et grande aventure 🙂

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Lapaz (Bolivie)

La Paz, capitale de la Bolivie, nous apparaît dès notre arrivée comme gigantesque. La ville est perchée à 3800m dans les moindres reliefs des montagnes et autant dire qu’il n’y a que les falaises qui semblent épargnées par l’homme.
Face au gigantisme de la ville et la beauté qui pourrait ressortir d’une telle implantation, il faut bien noter que les nombreuses cuvettes qui forment la ville ne favorisent en rien l’évacuation de la pollution… La Paz est contaminée par une marée de voitures qui rend l’atmosphère impropre à la flânerie.
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Nous arrivons devant un Hostel conseillé pour son côté bon marché. Le couple de voyageur a omis de préciser l’insalubrité des chambres – poussière, humidité, lit à ressorts détendus – et l’ambiance très « glauque » de la vieille bâtisse en général.
Tout cela pour dire que le dedans et le dehors n’allait pas forcément dans le sens de Copacabana qui fut ressourçante malgré la journée de maladie.

Quoi qu’il en soit nous ne perdons ni l’esprit ni l’appétit et nous mettons en route pour quelques restaurants relevés sur internet. Je crois que c’est l’histoire de notre passage à La Paz: manger.
Du coup c’est indispensable de parler du restaurant Français « Chez Moustache » où nous avons adoré pouvoir manger des cuisses de canard confites et une bonne tartiflette, le tout avec un plat d’oeufs cocotte au saumon fumé qui a fait la joie de Solène.

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Petite place près de l'hôtel

La zone touristique de La Paz a la particularité d’abriter un immense marché d’objets divers.
Il est possible d’y trouver des fruits et des légumes, des vêtements, des ustensiles de cuisine, des outils, et tout ce qui peut être utile pour la vie du quotidien. De fait, on peut dire que La Paz est un marché à part entière avec ses rues interminables jonchées d’etables en tout genre. Autant dire qu’il est nécessaire de s’échapper de la foule pour avoir un peu d’air (pollué…).
Un autre marché nous a semblé intéressant par son nom attractif : le marché des sorcières. Alors que nous nous attendions à voir des sacs remplis d’herbes et des marmites de soupe au yeux de serpent, ce n’est ni plus ni moins que des petits magasins de colliers, totems (retrouvés dans les plus grands attrape touriste) ou d’infusions. Il y a néanmoins sur la devanture des foetus de lamas à acheter et mettre sous les fondations des bâtiments pour porter chance.

Cette fois il n’y a pas de métro mais des téléphériques à la grande joie des filles épanouies de se croire au ski. Survoler la ville fut un beau spectacle de 17 minutes.
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La Paz ne m’a pas affecté plus que prévu et nous attendons tous l’arrivée à Tupiza pour commencer l’excursion vers le désert d’Uyuni.

Copacabana (Bolivie)

Nous voila arrivés en Bolivie (et un tampon de plus sur le passeport, un!).
Première étape de ce nouveau pays: l’immense et impressionant lac Titicaca, le plus vaste lac d’altitude (3 800m).
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Ses rives sont partagées entre le Pérou et la Bolivie. C’est à Copacabana que nous posons nos sacs pour pas moins d’une semaine (jour de maladie de chacun compris). En langue « Aymara », cela signifie « vue sur le lac », on comprend vite pourquoi. Le nom fait rêver, et j’ai au départ naïvement cru que jallais pouvoir m’y baigner avant de prendre conscience de l’attitude de la plage et la température de l’eau!
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Cela ne nous empêche pas de profiter du soleil, et qu’est ce qu’il cogne! Les coups de soleil seront aussi au RDV malgré les tartines de crème solaire et les chapeaux!
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Le soleil se couche sur notre première journée, les suivants s’annoncent pleine de découverte (s)…

J-92
C’est une nouvelle fois une ville riche d’Histoire Inca que nous découvrons. Ce matin, nous prévoyons l’ascension du Cerro del « Horca del Inca » (porte de l’inca). Comme toujours en Bolivie: rien n’est cher mais rien n’est gratuit non plus et nous devons nous acquitter de 10 Bolivianos (1,20e) pour continuer à monter. On avouera être bien plus impressionés par la vue sur la baie que par l’observatoire astronomique inca que nous sommes sensé découvrir.
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Nous continuons donc jusqu’au sommet (un peu d’escalade) pour profiter du panomara à 180°c, et quel panorama!
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Ville de Copacabana

Nous choisissons de redescendre en coupant à travers la montagne en direction du village de Sahuiña. La plupart des touristes s’arrêtent à Copacabana le temps de visiter l’Isla del Sol sur le Lac, si on veut sortir un peu des sentiers battus, il semblerait qu’un passage par ce village vale le détour.
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En tous cas, pour redescendre, c’est à travers champs que ca se passe!
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Nous arrivons à Sahuiña.
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Nous sommes salués par tous les habitants en traversant le village, l’un d’eux marche même à nos côtés.
Il se presente, s’appelle Simon. Nous échangeons sur son mode de vie, les enfants du village, l’école, la pêche (essentielle) etc… Nous mettons un long moment à comprendre que c’est avec notre guide du jour que nous discutons.
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Simon nous mène jusqu’aux rives du lacs Titica. Aucun touriste à l’horizon, nous avons l’impression d’être seuls au milieu de ce village, comme privilégiés de pouvoir découvrir les coutumes boliviennes.
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Simon nous explique en quoi consiste le projet communautaire de son village. Sahuiña s’est ouverte au tourisme en 2007. Les habitants ont été formés pour faire découvrir aux visiteurs leur mode vie et leur culture. De quoi vivent-ils, comment se nourrissent-ils… Simon nous explique tout.

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Culture de "havas"

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Nous profitons du paysage le temps que Simon prépare la barque pour un petit tour sur le lac

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Simon pêchait dans sa jeunesse. Il nous raconte l’une de ses journées type: 3h de rame jusqu’aux eaux profondes du lac, de là il installait ses filets, il passait la nuit dans sa barque, remontait sa prise sur les coups de 2h du matin et revenait au village à grands coups de rame durant 3h à nouveau. Il explique être aujourd’hui trop fatigué pour continuer.

Après un petit tour entre les roseaux, Simon nous laisse les rames pour ramener la barque au rivage. Dur dur! Chacun essaye tour à tour, avec plus ou moins de réussite.
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Dernier arrêt du parcours: la plate forme flottante du village. Simon s’essaye avec application à un cours de biologie sur les grenouilles du lac et les carpes. Animaux que nous remettons ensuite à l’eau, fous rire et frayeurs!
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Le clou de la visite est la petite surprise que nous réserve Simon: une danse en tenue bolivienne. Nous nous prêtons au jeu sous les rires des habitants de Sahuiña, amusés de nous voir ainsi fagottés.
Attention, les photos qui suivent vont surement nous poursuivre un moment !
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Nous repartons de Sahuiña après avoir passer un bon moment avec Simon sur les bords du lac, très heureux de cet après midi. Le village est une réelle surprise, une immersion complète au sein des coutumes typiques boliviennes, une belle découverte que nous nous empressons de partager avec les Français de l’hotel. Tous iront et reviendront eux aussi ravis de ce moment.

Le lendemain, grosse rando de 17km jusqu’au village de Yampupata, au bout de la péninsule…
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Les îles flottantes

Durant les jours suivants, Fabien et Corentin tomberont malade tour à tour. Nous avons donc découvert la ville séparément. Solène et Corentin se sont par exemple faits une belle rando lorsque Fabien était cloué au lit.
« Partis pour effectuer une rando repérée 2 jours avant, malgré tout notre bonne volonté nous n’avons (Corentin et moi) pas réussi à effectuer la boucle prévue initialement. Aucune indication, avec l’aide d’un local surveillant son troupeau de moutons nous déciderons de monter sur le plus haut Cerro de la vallée qui semble offrir une vue imprenable sur le lac.
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Après une dure montée (au total 300m de dénivellé à plus de 4000 mètres, à cette altitude nous pouvons dire que nous crachons nos poumons!), nous pique niquerons sur un sommet avec une vue magnifique, fiers de nous.
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Un très beau point de vue sur l’Isla del Sol qui se fait désirer, un temps ensoleillé, on peut dire que Copacabana offre aux amoureux de la marche différentes options toujours plus belles pour découvrir ce fameux lac. »

Isla del Sol
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Tout le monde est rétablit, nous pouvons enfin partir pour l’Isla del Sol, principale attraction aux alentours de Copacabana. Aprés une bonne heure de traversée de bateau, nous acostons sur la partie Sud de l’île.
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Nous remontons jusqu’à la partie Nord en 3 bonnes heures.
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Malheureusement, jour férié, tous les restaurants sont fermés. Nous ne nous attardons pas sur l’île, certes magnifique et reprennons un bateau pour le continent.
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Nous avons passé une superbe semaine à Copacabana: paysages magnifiques , bonne bouffe et découverte du peuple bolivien.
Nous avions certains apprioris sur les Boliviens, beaucoup de touristes nous les avaient présenté comme mal aimables, peu souriants etc… une impression que nous partageons pas. Au contraire, chaque fois que nous avons eu besoin, les boliviens ont pris un peu de leur temps nous aider ou nous répondre, le tout régulièrement avec le sourire.

Et la suite de l’aventure Bolivienne sera tout aussi belle.