Machu picchu (Pérou)

J-89
Le grand jour est arrivé ! Nous avons RDV à 7h45 sur la place centrale de Cusco oú un mini van nous attend. Le périple jusqu’au Machu Picchu, « Vieille Montagne », s’annonce long, découvrir l’une de 7 merveilles du monde ça se mérite!
En effet, nous voilà partis pour 7h de mini-van en plein montagne jusqu’à la « ville » de Hydroelectrica, surement le trajet le plus pénible que nous ayons fait jusqu’ici. Les chauffeurs des mini bus font l’aller retour dans la journée, plus vite ils sont revenus, plus vite ils rentrent chez eux. La première partie a rendu la moitié du groupe malade: une fesse qui se décolle à chaque virage, notre chauffeur n’utilise pas la pédale de frein mais le klaxon! La seconde partie n’a pas été de tout repos non plus, le véhicule a certes ralenti mais a aussi frolé le précipice à plusieurs reprises. S’ajoutent à ça la saison des pluies et les rios qui nous coupent la route et vous obtenez de bonnes frayeurs dans le van. La voiture a traversé à plusieurs reprises de petits ponts de bois pas plus larges que les roues et de petites rivieres à quelques centimètres du précipice, je peux vous dire que tout le monde retenait son souffle, plus un bruit dans l’habitacle.
Rassurez-vous, si nous écrivons cet article c’est que nous sommes arrivés sains et saufs! 😉

Enfin à Hydroelectrica, il ne nous reste que nos jambes pour arriver à destination.

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Tout le monde fait partie du voyage: Delrey, Biquette et même Koko a son porteur personnel!

Aucune route ne se rend jusqu’à Aguas calientes, la ville au pied du Machu, seulement le train.
Nous avons donc 10km de marche à faire, en suivant les rails et longeant le puissant fleuve, une bonne mise en jambe pour l’ascension de la cité le lendemain.
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Afin de se rendre jusqu’à Aguas Calientes, les visiteurs ont aussi l’option (de luxe) de prendre le train depuis Cusco.
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Cela évite bus + marche à pied mais coûte au minimum 100€ par trajet pour un billet en 3ème classe (je vous laisse imaginer le prix de la 1ère qui offre Champagne et spectacle folklorique). C’est la ligne de chemin de fer la plus chère du monde!
Autant dire que notre porte monnaie ne suit pas, de toutes façons: le Machu ça se mérite! Le train? Trop facile!
Après 2h15 de marche, nous arrivons à la ville d’Aguas Calientes, un pied à terre construit uniquement pour les touristes: on n’y trouve que restaurants et auberges de jeunesse.
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Fatigués, nous ne cherchons pas longtemps notre chambre pour les 2 prochaines nuits. Cet hotel à 6€ fera l’affaire, on nous avait par compte caché l’option « blattes » dans les chambres :-/ bbbrrr…
Un bon repas partagé avec Megann, Max et leurs amis aussi sur place et au lit, demain un grosse journée nous attend !

J-80
4h15, le réveil sonne. Nous sautons dans nos chaussures de rando en direction de l’entrée du site. Il fait encore nuit mais nous ne sommes pas les seuls dehors. La veille nous avions acheter des viennoiseries à la « boulangerie de Paris », un vrai petit dej français afin de nous donner du courage pour toutes ces marches Incas qui nous attendent.
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Quelques minutes de queue, sous une fine pluie, contrôle des billets (nominatifs) et c’est parti !
L’épreuve qui nous attend fait 400m de haut et 1 700 marches incas à travers la forêt péruvienne. Malgré l’heure matinale (5h) et l’humidité, les vestes tombent vite. L’ascension est difficile, les marches sont irrégulières et particulièrement hautes.
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Certaines m’arrivent quand même au genou!

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Mi-chemin, on garde le sourire! Pour l'instant...

Nous montons à travers les nuages, peu à peu le ciel s’éclaircit et la brume laisse passer les premières lueurs du jour. Les cuisses brûlent, le souffle est court, nous sommes quand même à 2 800m d’altitude.
Nous parvenons au sommet en plus ou moins 1h, pas peu fiers! Nous passons un nouveau point de contrôle, celui de l’entrée de la cité. Les courageux grimpeurs se mèlent aux autres touristes, bien plus frais, qui ont fait l’ascension en bus pour une douzaine de dollards. Aucun mérite 😉

Nous pénétrons enfin dans la cité. Il est environ 6h30, la brume couvre encore la moitié du site.
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L’ambiance est vraiment mystique. Nous déambulons, sourire jusqu’aux oreilles et yeux grands écarquillés avec cette impression d’être vraiment privilégiés. Peu de personnes sont entrées, les lamas ont l’air encore endormis malgré les touristes qui se pressent à leur côté pour des photos.
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Les premiers rayons de soleil chauffent les nuages que nous voyons remonter depuis la vallée et traverser la ville. La cité est tellement bien conservée que l’on s’attendrait presque à voir passer un chef Inca au détour d’une ruelle.
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Mais pas le temps de s’attarder pour l’instant. Nous avons acheté un billet incluant l’entrée au Wuayna Picchu ( » jeune montagne « ), la montagne face à la cité d’où nous aurons le célèbre point de vue à 180°c. Nous avons un créneau horaire a respecté: entre 7h et 8h.
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Dans la file d’attente, on fait encore une fois vite la difference entre ceux qui ont bravé la pluie et les marches à 5h du matin… et les autres. Il n »est que 7h et nous sommes loin d’être frais!
Et pourtant nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Cette vue panoramique se mérite et ce sont encore 200m de dénivellé qui nous attendent.
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Non seulement les jambes sont déjà lourdes mais les marches nous sembles encore plus raides! Cette ascension de plus de 45min finit en apothéose par une sympathique partie d’escalade sur les rochers les plus hauts.
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Il est encore tôt, les nuages couvrent et découvrent cette cité qui nous semble si petite depuis tellement haut. Nous avons une vue sur la vallée et pouvons admirer toute notre ascension depuis le fleuve. On l’a mérité notre vue mythique!

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Malheureusement, les autres touristes arrivent et se battent presque pour la meilleure place, la meilleure photo. C’était aussi le calme qui rendait ce moment magique.

Nous empruntons donc le chemin de la descente, il nous reste la ville à découvrir.
Solène et Corentin partent en direction des panneaux « Salida » (sortie), avec Fabien nous choisissons de suivrent ceux qui nous feront sortir en passant par « la caverna » (traduction superflue tout de même ; -) ).

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Après quelques minutes de descente, on se rend vite compte que peu de gens empruntent ce chemin, on est seuls au milieu de forêt.
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La descente est très raide, parfois même à l’aide d’échelles et mine de rien, ça tire sur le cuisses déjà endolories.
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25 min de descente, on commence à se poser des questions mais les panneaux nous confirment que nous arrivons « dans 20min ».
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Une fois en bas, après quelques photos devant le Temple de la Lune, nous voyons un panneau qui a de quoi nous achever: « Machu Picchu 1h30 ».
Je lève la tête pour m’appercevoir que le chemin qui nous ramène à la cité est en fait une infinie de… nouvelles marches Incas.
Nous sommes descendus (beaucoup) plus bas que ce que nous pensions, aucun panneau ne nous prévenait de ce détour plus que conséquent. Venus pour deux ascensions, nous avons eu la désagréable impression que l’on nous en a caché une troisième. Dure épreuve! La remontée a été vraiment très difficile.
Une bonne heure et demi après, nous sortons enfin du Huayna. Solène et Corentin nous attendent devant l’entrée depuis près de 1h30, mi-agacés, mi-inquiets. Après explications, nous avons plutôt le droit à la compassion qu’au sermont. Ouf!
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Bonne pause pique nique, nous avons l’impression d’être en fin de journée alors qu’il n’est que 12h30. Le soleil brille sur la cité dont nous n’avons pas encore fait le tour.
Solène nous explique sa mésaventure durant notre absence: un lama a voulu faire connaissance avec… sa banane et la poursuivit entre les ruines sous le regard amusé de Corentin.
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C’est auprès d’un guide qu’elle a dut se refugier. Nous avons loupé ce sketch!
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Après quelques photos, nous regroupons nos dernières forces à la recherche d’un guide français pour nous faire visiter le site.

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Oh le beau rideau de pluie! Va-t-il passer à coté?

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A notre grande déception, aucun n’était présent ce jour. Après tous ces efforts et émotions, nous n’avons pas le courage de nous concentrer durant 2h, que ce soit en Anglais ou en Espagnol. Tant pis, nous feront le tour seuls.
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Si le Machu Picchu est considéré comme l’une des 7 merveilles du monde, son existence n’en reste pas moins inexpliquée. Plusieurs théories sont discutées par les historiens, parfois résidence secondaire d’un chef Inca, temple ou observatoire astronomique. Nous regrettons de ne pas avoir plus d’explications sur ce que nous voyons.
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Quoiqu’il en soit nous sommes impressionnés par les similitudes « technologiques » que nous pouvons observer entre ce peuple et la culture occidentale.
Fabien remarque par exemple que les maisons semblent construites selon les mêmes bases que les nôtres (plancher, étage etc…) alors que les deux civilisations ne se sont jamais croisées.
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15h, morts de fatigue, nous empruntons le chemin du retour. Toutes ces marches à emprunter en sens inverse! Mes cuisses souffrent fort mais l’immense arc en ciel qui nous accompagne rend la descente plus « légère ».

Nous aurons vu le Machu dans tous ses états aujourd’hui: brume, pluie, soleil, arc en ciel… Nous qui rêvions d’une journée ensoleillée, nous n’aurions finalement pas pu mieux profiter de ce lieu mythique et magique.
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De retour à Aguas Calientes, les garçons trouvent encore le courage de marcher 20min jusqu’aux sources chaudes de la ville. Ils reviennent ravis d’avoir detendu leurs muscles endoloris.

21h, tout le monde est couché et s’endort, épuisé de cette journée que nous n’oublierons surement jamais.

Le lendemain, après un petit dej plus que conséquent à la « Boulangerie de Paris », nous avons le chemin à refaire en sens inverse: 10km de marche le long des rails (en 3h cette fois, courbatures aidant) puis 7h de bus jusqu’à Cusco.

4 jours après, mes courbatures s’en vont seulement, mais quelle expérience! Surement l’expérience d’une vie. Il y a tant de choses à voir de par le monde que nous ne retournerons peut être jamais voir le MaPi. Nous sommes fiers de notre ascension, à la force de nos mollets. Nous faisons aujourd’hui partis des rares privilégiés à avoir pénétré cette cité secrète. Nous rêverons encore surement longtemps des mystères non élucidés de la « Vieille Montagne ».
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Cusco (Pérou)

La wifi étant très mauvaise en Bolivie, l’envoi des photo est quasi impossible… Nous avons réussi à en charger quelques unes pour cet articlr mais ce n’est pas gagné pour les suivants.

J-86
Nous partons d’Arequipa pour rejoindre Cusco en choisissant un bus tout confort – sans pour autant être excessif – afin de récupérer des nuits précédentes, l’auberge idealement située n’était pas pour autant idealement équipée: simple vitrage fissuré, fenêtre qui ne ferme pas… tout pour préserver des orages locaux.
Nous voilà bel et bien à Cusco, il est 7h du matin et nous cherchons une auberge pour trois nuits avant d’aller braver le Machu Picchu et de voir le fantasme devenir réalité. Quoi qu’il en soit, c’est avec les mollets chauds que nous arpentons les ruelles et la géographie de cette ville tout aussi charmante que touristique.
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Les habitations de Cusco sont construites sur les fondations incas.


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Les incas étaient d'excellents maçons. Cette pierre, bien connue dans la ville, ne comporte pas moins de 12 coins pour s'assembler parfaitement au reste du mur.

L’hôtel rapidement trouvé, le ventre plein, nous décidons (Corentin avec Fabien) d’aller voir un supermarché pour se trouver des vêtements de pluie (à 3 300m le temps change vite). Sans plan, et sous les simples conseils de notre aubergiste, nous nous retrouvons rapidement à l’aéroport devant marcher pendant une heure et affronter les sceaux puis pistolets et, enfin, les bombes à eaux des enfants dans les rues avant d’atteindre « Le Molino ». Ce qui se devait être supermarché se présente surtout sous la forme d’un immense marché d’alimentation, de vêtements, d’électronique, etc. Tout cela pendant que les filles se « reposent » (je publierai avant leur relecture…). Cette première journée se terminera par la découverte d’un Cusco scintillant la nuit tombée.
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Le lendemain nous décidons de faire une visite guidée de la ville en Anglais… Ce n’est pas une grande réussite pour Solène et moi, nous nous rabattrons sur le match de Rugby France – Ecosse dans un pub Irlandais avec quelques tacos au guacamole.
Laetitia et Fabien font un bon tour de 3h dans la ville.
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La visite se finit au point de vue sur Cusco avec un petit shot de pisco offert (alcool national a base de raisin).

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Plaza de Armas


Avant de trinquer, la coutume veut que l’on en verse quelques gouttes par terre pour remercier la « Pachama » (Terre mère), puis on porte le verre ariba (en haut), a bajo (en vas), al centro (au centre) et al dentro (cul sec!).

Le soir, nous retrouvons tous Mégann et Max au musée du Pisco pour, évidemment, boire un Excellent pisco (endroit renommé et conseillé dans Cusco).
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Nous sommes d’ailleurs le jour national du Pisco Sour au pérou, un institution dans le pays!
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Le fait que la ville soit touristique implique des activités exclusivement payantes. Nous décidons donc de préserver notre énergie et notre budget pour le Machu Picchu et de simplement faire un musée sur l’histoire Inka. Encore une fois, nous trouvons une super « cantine » pour notre repas du midi: installés sur un tabouret à l’étale sur mama péruvienne, nous mangeons entré-plat-boisson pour 4 Soles (moins de 2€)!
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Apres une courte nuit, c’est le départ pour un long trajet jusqu’au Machu Picchu!

Ps 1: Cathy et JMichel, Nous sommes passés voir Yves Chemin qui nous a orienté au musée du Pisco pour y boire l’un des meilleurs de la ville. Il vous passe le bonjour.
Ps 2: Les filles ne flemmardaient pas, Solène était malade, de mon côté je potassais notre périple au MaPi ! Non mais !

Arequipa (Pérou)

J-81
Après 41h de trajet comprenant métro-bus-taxi-bus-taxi, nous arrivons enfin à Arequipa en début d’après midi où nous retrouvons Solène et Corentin à l’auberge de jeunesse réservée pour 3 jours.

Après un rapide en-cas pris en ville, nous sommes accueillis sur la place du centre par une pluie diluvienne! Les rues deviennent alors de vraies rivières et le temps de courir jusqu’à l’auberge nous sommes trempés jusqu’aux os! Solène nous explique qu’il y a normalement 300 jours de beau temps par an à Arequipa, pas de chance pour nous, cela fait deux jours que des trombes d’eau tombent l’après midi. Petit entrainement pour la saison des pluies en Bolovie comme le souligne Fabien…

Le lendemain matin, le soleil est de retour et nous profitons d’un sacré petit dej (avec crèpes et oeufs brouillés) avec une super vue sur les volcans qui encadrent la ville.
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Arequipa est à 2 500m d’altitude et les volcans aux monts enneigés qui nous entourent culminent à 5 000m minimum.

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Plaza de Armas

Départ de l’auberge à 9h30 pour profiter de celle que l’on surnomme la « Ville Blanche » (nombreux édifices construits en pierres volcaniques).

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Cathédrale - Plaza de Armas


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Les garçons découvrent les figues de barbarie que l'on peut acheter dans la rue.

Au programme de cette matinée: l’impressionnant couvent Santa Catalina, le plus grand du monde, une vraie ville dans la ville.
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Cet édifice religieux fondé au XVIEME siècle est le plus important du pays.
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Il a abrité jusqu’à 450 femmes, dont 200 soeurs, qui n’avaient aucun lien avec l’extérieur jusqu’au début du XXème siècle.
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Les colibris sont nombreux à se nourrir des fleurs de la région. C'est la première fois que nous en voyons un d'aussi près.

Elles intégraient le couvent en payant une forte dote, profitaient de la moitié, la seconde étant destinée à la collectivité.
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"En cette saison des pluies, que le soleil nous accompagne jusqu'au Machu Pichu..."

Les femmes avaient leur appartement, plus ou moins sobre.

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La cuisine

Elles y vivaient avec leurs servantes, qui elles n’avaient pas fait voeux de silence.
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Purificateur d'eau, il faut 5h pour obtenir un litre d'eau potable.


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Ruelles, maisons, places...

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... Plus aucun bruit d'Arequipa n'atteint cette ville fortifiée.


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Coin pressing: les vieux pots servaient de bacs à linge

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Charmants petits cochon d'inde destinés à finir... en diner! Ici on appelle ça du "cuy" (à prononcer "couille", oui, oui)

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Les confessionals du couvent

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Tout naturellement...


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Quand on a demandé à la guide qui mangeait les figues bien mûres au dessus de nos têtes, elle a répondu "Les oiseaux... et les touristes". Nous on a pris ça pour une autorisation 🙂

Après un rapide repas en ville, pas cher mais pas fameux non plus, nous partons faire des courses accompagnés par le carnaval de la ville.
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Le temps se couvre, nous allons donc passer notre après midi à faire… des crèpes.
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La Chandeleur même au Pérou!

J-82
Aujourd’hui, nous sommes accompagnés de J-P, un voyageur Auvergnat solitaire avec qui nous avons sympathisé et partagé des crêpes la veille.
Direction le mirador, au Nord Ouest de la ville.
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Nous y découvrons un petit marché « artisanal à touristes », en voyant un car d’étrangers débarquer, nous comprenons pourquoi…
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La vue sur les volcans n’est pas très dégagée, voile de nuage? Pollution? En tous cas, chez nous il y a débat!
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Arequipa est une ville où il est plutôt agréable de flâner, on y fait même des rencontres étonnantes.
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Nous retraversons Arequipa pour acheter notre déjeuner au marché, et quel marché! Des montagnes de fruits nous accueillent.
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Aventureux, nous nous risquons à quelques expériences gustatives. Pour une dizaine d’euros, nous avons des sacs plastiques remplis de fruits (plus ou moins connus), fromage, pain et empanadas. On mange vraiment pour pas cher au Pérou!

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Mangues, mini banane, grenade (rouge), figues de barbarie (vertes), grenadines (oranges), un chirimoya (vert, effet oeuf de dragon) et deux chicloya (blanc et violets)

De retour à l’auberge, nous sommes unanimes: les fromages français nous manquent, mais nous n’avons jamais mangé de meilleures mangues!

Nous profiterons encore de la ville demain dans la journée, puis prendrons un bus pour Cusco dans la soirée. Ce nom te dit quelque chose? Outre l’Empereur mégalo du dessin animé, c’est aussi le point de départ pour l’ascension du Machu Pichu, notre rêve Inca. Cette étape s’annonce être un vrai périple puisque nous le ferons par nos propres moyens afin que ça ne nous coûte pas un bras et demi de bébé phoque. Nous espèrons que le temps sera avec nous, ce n’est pas gagné vu la saison… Croisez les doigts pour nous!

Tacna – Ilo (Pérou)

Corentin et moi avons donc quitté il y quelques jours le Chili pour le Pérou, direction Tacna, premiere ville après la frontière chilienne, pour y passer 2jours.
Le passage de frontière ne sera pas de tout repos, entre Corentin un peu malade et moi qui suis relayée au fond du bus, là où les sièges n’en sont pas…
Nous sommes peu de « vrais » touristes à bord, et cela se fait d’autant plus ressentir quand des locaux nous demandent si nous pouvons poser avec eux sur une photo (l’effet yeux bleus ? Cheveux blonds ? Peau blanche ? Sûrement un peu de tout réuni…) nous savons tout de suite que nous ne passerons pas inaperçu.

Arrivée au terminal de Tacna, nous cherchons un distributeur, aucun ne fonctionant, ne trouvant aucune carte de la ville pour nous rendre dans le centre, nous demandant conseil à deux policiers postés non loin. Après quelques temps à débattre pour nous trouver la meilleure solution et après avoir compris qu’il ne nous restait que quelques pesos chiliens en poche, nous serons escortés sur quelques dizaines de mètres jusqu’à un bureau de change où ils se chargent de la négociation pour nous. Et n’en restant pas là, après de nombreuses recommandations sur l’attitude à adopter en ville, ils nous escortent jusqu’à un taxi en lui indiquant la direction exacte de notre hôtel.
Il semblerait que la police peruvienne soit très attentive aux touristes, ce que des locaux nous confirmeront plus tard.

Enfin arrivés à notre hôtel, après un accueil agréable, nous soufflons dans une chambre impeccablement tenue.
Plus tard la propriétaire, désolée de ne pas avoir de carte du centre à nous remettre nous proposera de monter à l’arrière de sa voiture, faisant office de guide touristique pendant quelques minutes avant de nous deposer devant l’office de tourisme.

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Nous nous sommes fait avoir par le coucher du soleil, de plus en plus tôt... les photos sont toutes très sombres...

Premier tour dans le centre; petit mais sympathique, que déjà la faim se fait ressentir alors qu’il n »est pas 19h (bah oui au Pérou il faut rajouter encore 2h en moins… donc -6h par rapport à l’heure française).

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L'eglise, très mignonne

Nous découvrons pour la première fois les prix de restaurant, ici il est aisé de manger à 2 pour moins de 10euros le soir et pour moins de 5euros le midi (oui oui j’ai bien dit à 2!).
Nous trouvons une adresse de poulet rôti délicieuse où nous retournerons !

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Promenade sur l'avenue centrale, bordée de plamiers

Le lendemain nous retournons dans le centre, le tour est vite fait, mais nous decouvrons quelques parcs très mignons, bien qu’en bord de route…
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J'adore les photos ça se voit...! =)

Le Pérou est également la ville des Coccinelles, pas les insectes nan… les voitures ! On en croise partout, cela donne une nouvelle pointe de charme lorque l’on se promène dans les ruelles.
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Nous repartons donc vers Ilo, puisqu’il nous reste encore quelques jours avant de rejoindre Laetitia et Fabien à Arequipa.
Ilo, située en bord de mer compte tout de même 70 000 habitants. Et pourtant… petite ville, petit centre; bien qu’absolument charmante!

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Nous n’avions pas réservé d’hôtel, et en arrivant à 15h, le soleil au zénith, fatigués du trajet, nous nous rabattons sur le premier hôtel venu.
Aie… au premier abord à la visite de la chambre on se dit que ça va… mais une fois les sacs posés…. de la poussiere partout, des draps dont on n’est pas sûrs qu’ils aient été changés, la salle de bain remplie de calcaire…

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Nous dormirons dans nos duvets le soir après avoir prospecté et réservé un autre hôtel, en plein centre et qui lui semble presque flambant neuf ! (Et qui pour autant reste dans notre budget!)

Revenons-en à la ville… c’est tout de même le plus important.

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De très jolis parcs, où nous auront fait quelques rencontres locales éphémères

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Avec la mer, les bateaux colorés, les montagnes en arrière plan, se balader le long de la côte près du centre est plus qu’agreable!
Nous nous y sentons très bien.

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Un océan agité !

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Cependant encore une fois, malgré le bol d’air frais que cette ville apporte, nous en faisons très vite le tour (et plusieurs fois)…
Il faut dire aussi que les nuages sont assez omniprésents donc aller bronzer à la plage…

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La ville des pelicans !

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Et encore des Coccinelles !

Sur ce, nous programmons notre arrivée à Arequipa pour le samedi, Laeti et Fabien arrivant dimanche.

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bisous du Pérou !

Le prochain article sera de nouveau sur notre aventure à 4 !