Salta – Tolar Grande (Argentine)

Aujourd’hui, c’est Fabien qui prend la « plume ».

Après ce premier périple nous pensions difficilement voir mieux… et pourtant.
Nous avons rendez vous avec notre guide Tony apres une courte nuit de repos à Salta. Ce coup ci nous seront accompagnés par deux autres Francais; Lewis et Marine.
Avant de partir, direction le marché pour faire des provisions pour les 3 jours à venir. Tony se balade d’étales en étales et négocie les prix. Au final 3 jours de provisions pour 7 personnes nous reviennent à 400 pesos Argentins. Bravo Tony on aurait eu bien du mal à obtenir de tels prix. Fin prêts à affronter les Andes nous voila partis.
Après une heure de route, la montagne a eu raison de nous. L’unique route pour monter à Tolar Grande est coupée par une avalanche… Il a plut et ici quand il pleut les rivieres debordent. Même bien équipé impossible d’arrêter les elements. Après 2 heures d’attente, la pluie n’a pas stoppé et le torrent qui s’est formé au milieu de la route ne dégorge pas.

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Retour a Salta, nous retenterons demain.

Cela nous laisse le temps d aller visiter le Musée Archéologique de Haute Montagne, l’un des plus intéressants du Nord du pays.
Nous en apprenons davantage sur le mode de vie de la civilisation Inca. Le musée est surtout reconnu pour son exposition particuliere: en effet, en 1999 ont été retrouvés 3 corps d’enfants au sommet du Volcan Llullailloco… Les jeunes étaient proposés en offrande à la montagne. Loin d’être un sacrifice, c’était un honneur car ils étaient choisis selon leur rang et leur beauté. Les adultes leur faisaient boire une forte boisson alcoolisée qui les endormait, ils étaient ensuite enterrés dans les sommets accompagnés d’autres offrandes (statuettes…). Les enfants mouraient de froid, sans douleur.
C’est ainsi que des siècles plus tard, les expéditeur ont pu retrouver les corps en très « bon état ». La température du musée est maintenue à 17°c et les enfants sont exposés à tour de rôle. Nous avons pu observer celui d’une petite fille de 7ans environ… Drôle de sentiment une fois devant les traits du visage de la petite.

Le lendemain, il y a encore quelques gouttes de pluie mais pas assez pour arrêter notre 4×4. De plus Lewis et Marine ont abandonné, nous avons à nouveau un guide rien que pour nous. Pendant la montée, nous discutons avec Tony sur la suite de notre voyage.
Un peu plus tard, il nous propose, pour une somme substantielle, au lieu de nous ramener à Salta, de nous faire passer la frontière chilienne et de nous déposer à San Pedro de Atacama. Nous acceptons après une rapide évaluation des gains. Nous économisons une journee de trajet, 9 ou 10 heures de bus et il faut l’avouer, on préfère le confort de notre 4×4.
Assez rapidement nous sommes coupés dans nos conversations. Nous retrouvons les paysages pour lesquelles nous avons tant apprécié la première expédition.

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Cette fois ci nous montons bien plus haut que la derniere fois, 4600m; Une escalade de Mont blanc en pick up.

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A cette altitude on se rend vite compte que l’oxygène se fait rare, et même avec nos feuilles de coca, on sent que nos coeurs battent plus vite et que notre respiration est plus lourde. D’ailleurs, marcher nous essoufle presque autant qu’une course à pied.
Et des gens vivent à cette altitude! Nous avons rencontré un fermier et son fils. Ils vivent de l’élevage de leurs quelques lamas et survivent la nuit en brulant des racines de plantes mortes; les températures peuvent descendre très bas à cette altitude. Nous leur donnons quelques fruits et du pain. C’est la deuxième fois que Tony nous amène à la rencontre des habitants des Andes. Nous étions passés quelques heures avant dans une famille que notre guide connait bien. Tony est là pour leur amener des vêtements. Oncle, cousins, parents, tout le monde vit sous le meme toit, dans une misère flagrante. Et pourtant les enfants rient aux éclats et se donnent en spectacle. Nous sommes très chaleureusement accueillis. La famille nous fait gouter son fromage de chèvre qu’ils accompagnent « d’havas », sorte de fève avec un goût entre le petit pois et la châtaigne. Nous repartons avec 1/2kg de fromage et des havas que nous feront cuire sur les prochains jours, le tout pour 20 pesos. Rien pour nous mais une sommes qui fera surement la différence pour eux.

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Meme au milieu de nul part, on retrouve des cages de foot!

On s’éloigne de plus en plus de la civilisation, cela fait déjà plusieurs heures que les seuls êtres vivants que nous rencontrons sont des guanacos. Puis plus rien! Nous atteignons le premier désert de sel, ou ni plante ni animaux ne peut survivre.

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Le temps change et les orages grondent devant nous. Notre prochaine étape est le desert du diable, et le nom nous a semblé adéquate. Le ciel est encore tres bleu, parsemé de nuages mais les éclairs tombent sur le desert; nous avons l’impression d’avoir quitté la terre pour un endroit hors du temps. Les quelques photos que l’on aura plus prendre sont prises à l’abri de la cage de Faradet que fait notre véhicule.

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Et ce n’est pas fini, de la grêle dans le desert! Unique en son genre quand l’on sait qu’il n’y a que 7cm de précipitations par an. Notre desert rouge devient blanc. Nous quittons tout de meme assez rapidement les lieux, la grêle pourrait abimer le 4×4.

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Nous avons du mal à nous remettre de ce que l’on vient juste de voir et pourtant notre attention est vite attirée par un autre phénomène: une tornade se forme devant nos yeux… pas de quoi ravager des villes mais assez pour prendre de beaux clichés.
Le panorama est impressionant: sur notre gauche le soleil se couche, devant nous cette tornade et sur notre droite deux grands arc en ciel sortent du nuage d’orage sur flanc de montagne! Magnifique!
Heureusement que nous sommes plus qu’à un quart d heure du refuge, nous préférons nous mettre à l abris avant que d’autres catastrophes naturelles ne se déclenchent!

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Après une nuit de sommeil agitée (dortoirs séparés de 15) réveillés par des randonneurs très matinaux (6h du matin), nous sommes tout de meme prêts à en reprendre plein les yeux.
Première étape « los Ojos del mar ». Un endroit unique puisqu’il contient des bactéries à l’origine de
la photosynthèse et de l’oxygène sur Terre… La bactérie de plus de 3 milliards d’années n’a survécu qu’en 5 endroits sur Terre de nos jours. Ces trois petites étendues d’eau nous laissent sans voix.

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Tous les petits monticules blanc à la surface de l eau sont vieux de plusieurs milliards d années


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On peut ainsi se rendre compte à quel point l’endroit est privilégié, seul le son de nos souffles viens troubler la quiétude du lieu. On aura aussi été surpris par le peu de protection d’un site d’une telle importance. Un simple écriteau demande de ne pas toucher l’eau, alors que cela pourrait détruire l’organisme. Après quelques photos de touristes jouant avec le reflet de l eau, nous voila repartis.

Nous sommes partis pour une ascension de 100m de dénivelé… difficile par ces 3700m d’altitude. Mais quelle récompense, le coeur battant la chamade, nous avons un point de vue imprenable sur le plus grand salar d’Argentine.

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Retour au gîte pour l' »almuerzo », salade pour tout le monde, sauf Solene qui est un peu malade. En même temps, les conditions sont rudes ici, le soleil tape et nous n’avons rien pour garder nos victuailles au frais. Nous profitons au moins du soleil pour faire un peu de lessive; séchage express les jeans sont secs en 3/4 d’heure.

L’après midi nous nous dirigeons vers le plus grand salar d’Argentine. Nous auront trouvé ça moins impressionant une fois dedans. Il est difficile de se rendre compte de son immensité par la route.

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Il nous aura fallu quand même une bonne heure et demi pour en traverser une partie. Et c’est au milieu de nul part que nous sommes surpris de retrouver des installations humaines… Une mine de marbre, où nous nous aventurons. De la carriere, nous avons une vue imprenable sur le salar et sur la « pyramide » qui semble comme posée au milieu de nul part.Nous passons une bonne heure à marcher sur les morceaux de marbre de toutes tailles à la recherche du souvenir parfait.

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Puis c’est l’heure de rentrer.
Le lendemain c est Corentin qui est malade, bonne chance pour les 8h de route jusqu’au chili… Les passages de douane s’effectuent sans problème, même si Tony nous avait demandé de raconter toute une histoire en nous définissant comme les amis de sa fille. Les paysages sont toujours magnifiques jusqu’au chili même si nous somnolons et avons du mal à suivre les commentaires de notre passeur.

Pour la suite, vous la connaissez… Vol de passeport et appareil phoro (d’où le peu d’images), déclaration de vol, démarches administratives, un couple au Pérou, l’autre à Santiago…
Nous sommes en attente d’un RDV à l’ambassade pour faire un passeport en urgence, nous vous tenons informés de l’avancée des choses.

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Salta – Boucle Sud (Argentine)

Après nos 18 heures de bus, nous voila enfin arrivés à salta, direction l’auberge de jeunesse reservée deux jours auparavant. Ou pas finalement… erreur du site, l’auberge est pleine, voila de quoi occuper notre matinée.
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Ce petit contre temps étant réglé, nous decidons d’aller flaner dans la ville et de comparer les différentes offres pour visiter la région.
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Nous opterons pour une visite privée en 4×4 en 5 jours avec guide Francais; oui! nous optons pour la version luxe cette fois ci.
Le voyage s’effectura en deux parties. La première boucle de deux jours nous fera découvrir le sud de la province de Salta, passant par cachi et Cafayate. Puis nous partirons 3 jours à Tolar Grande, au programme: le désert du diable, le plus grand salar du pays etc…(cf prochain article)

Le lendemain, nous rencontrons notre guide Tony, qui « surprise » ne parle pas du tout Français. Énervés sur le depart, nous oublions vite ce détail éblouis par les paysages grandioses et un guide sympathique et pédagogue. Notre excursion sera donc aussi un cours intensif d’espagnol!

Nous quittons donc Salta à bord d’un pick up confortable, sac à dos emballés dans des sacs poubelle à l’arrière, et heureusement! Le ciel est gris mais Tony nous rassure: une fois la cordillère Pré-Andine passée, le soleil ne nous quittera plus.
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Sortis de l’agglomération, nous traversons une végétation dense et humide.
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Tony nous explique que suivant les saisons, nous pouvons apercevoir dans la forêt une multitude de petites tâches blanches, comme si un peintre parsemait le paysage avec son pinceau. Poétique n’est ce pas?! Ce sont en fait des nids. Il nous laisse réfléchir quelques instants à quel animal, hormis l’oiseau, pourrait les construire. Il s’agit en réalité de charmantes méga araignées! Gloups!

Le chemin que nous suivons est emprunté par bon nombre de touristes, les pick ups et les cars se suivent sur la même route, ce qui ne rend pourtant pas les paysages moins beaux.
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Tony est une source intarissable d’informations concernant la géologie de la région, une vraie passion. Il nous explique que toutes les couleurs de la roche sont le résultat de l’oxydation des différents minéraux.
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La route grimpe, grimpe, grimpe. Avant d’accéder aux hauteurs, notre guide nous a fait découvrir les fameuses « hojas de coca », les feuilles de coca. Au minimum de 8 pliées et sucées, les feuilles ont de nombreuses vertues, notamment celle de réduire les symptômes du mal des montagnes (rôle de vasodilatateur). Bon, en toute honnêteté, nous allons en « chupar » (sucer) beaucoup sans nous rendre compte si elles sont réellement efficaces.
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Nous passons le cap de la plus haute altitude de la journée à la Cuesta del Obispo: plus de 3 400m montés en quelques heures. Une petite chapelle perdue au milieu des sommets symbolise ce cap. Nous avons du mal à realiser que nous sommes tant au dessus du niveau de la mer tant les paysages sont différents de ceux que l’on connaît en France à cette altitude.
Les garçons semblent bien aller, Solène est un peu nauséeuse, de mon côté, il m’est très dur de lutter contre le sommeil.
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Le soleil apparait, nous laissant découvrir le panomara. Les touristes sont de plus en plus rares: une excursion privée permet aussi le privilège de sortir des sentiers battus.
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Passer les rivières en 4x4, c'est normal ici...

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Les paysages sont justes incroyables, on rentre dans une carte postale. C’est encore plus impressionant que ce que nous avions pu nous imaginer avant de partir.
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Les champs de cactus se succèdent dans le parc de "Los Cardones" (évidemment "cactus" en espagnol) que nous traversons.


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Pour déjeuner, Tony nous amène jusqu’à la Poma, un petit village perdu au milieu des volcans. Seul un panneau au bord de la route indique « el tresorio escondido de las alturas » (le trésor caché des hauteurs). Nous entrons dans un petit restaurant où nous sommes attendus. Nos ‘truchas’ (truites) entières arrivent rapidement devant nous, un délice! Nous découvrons aussi un dessert typique à base d’une sorte de fromage de chèvre avec de la confiture. Après de nombreuses minutes de réflexion, impossible de trouver à base de quel fruit elle était faite…

De nouveau en voiture, nous nous dirigeons vers Cachi. Nous avons laissé le temps aux touristes de faire le tour de la ville, nous arrivons donc un décor un peu far west. Les rues sont plutot vides et il n’y a pas grand chose à voir dans cette ville poussiéreuse, pourtant étape de toutes les excursions touristiques.
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Nous repartons donc rapidement en direction de notre logement pour ce soir. Il s’agit de la maison de famille de notre guide! Tony nous explique que la ‘finca’ (sorte de ferme) appartenait à son père décédé et que depuis quelques temps sa soeur l’a transformé en auberge pour y accueillir les touristes venus découvrir les environs.
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Petit tour du propriétaire, le Rio est asseché, les perroquets s’envolent depuis les arbres, au loin le tonerre gronde sur les montagnes.
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Quelques parties de volley plus tard avec Tony et son neveu (puis des Français venus se joindre à nous), nous profitons d’une soirée tranquille avec un bon repas et quelques jeux de cartes avant de partir nous coucher: demain une journée toute aussi riche nous attend.

Au deuxième jour de cette formidable excursion, nous partons à 9h30 vers le Sud. Le pick up est la seule voiture des environs sur les routes. L’impression d’être seuls au milieu de ces panoramas incroyables rend le moment particulier.

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Avec Tony, notre guide

Encore une fois, les paysages changent toutes les demi-heures, de canyons verts aux formations rocheuses surprenantes, la journée va être belle!
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Nous remontons un peu en altitude pour traverser la « Quebrada de las flechas ».
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Il est facile de deviner pourquoi ce nom aux vues de l’érosion de la roche.

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Photo de famille


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Tony se prête au jeu des effets spéciaux!

Tony a compris que pour profiter pleinement de ce que nous voyons, nous avions besoin de marcher, comme pour rentrer dans le décor, ce qui donne vite des ailes aux garçons!

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C'est pas un chemin ça les gars!

Mais le soleil cogne fort et 20min de marche suffisent à nous ramener à la voiture. Durant la journée, nous avons vu le thermomètre monter jusqu’à 43°!
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Nous arrivons à Cafayate pour le midi. Cette région viticolte est la deuxième la plus importante du pays.
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Tony-les-bons-tuyaux part nous acheter de supers empanadas pour le midi. De notre côté, nous nous occupons du raisin.
Le repas du midi se fera dans le pick up en direction des ruines de Quilmes, au Sud.
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Cette cité construite à flanc de montagnes était occupée par 5 000 personnes. Si elle a résisté aux Incas au XVeme siecle, elle est tombée sous l’attaque des Espagnols en 1667.
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Nous grimpons sur les collines qui encadrent la cité pour admirer les vestiges de la civilisation et son rôle défensif.
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Les bouteilles d’eau ne sont pas superflues: aucun coin d’ombre, une altitude élevée et un soleil qui cogne fort.
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De nouveau en voiture, Tony nous fait une proposition intéressante pour les prochains jours: au lieu de partir en excursion vers le Nord avec l’agence d’où nous venons, nous pourrions partir avec lui vers Tolar Grande, à l’Ouest. Cette excursion est peu faite par les touristes (rien n’apparait dailleurs dans mon guide) et coute normalement bien plus chère. Il nous promet des paysages incroyables alors que le tour au Nord sera très beau, mais comparable aux deux jours que nous venons de passer. Nous acceptons donc, très contents d’accéder à une excursion que nous avions refusé en agence à cause du prix.

La fin de ces deux jours nous réserve encore des paysages spectaculaires.
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El Obelisco

Après avoir retraversés Cafayate, nous remontons vers Salta par la célèbre Quebrada de Cafayate.

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Le "Titanic"


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Il parait que la fin d’après midi est le meilleur moment pour apprécier, nous avons donc de la chance: il est 16h et les couleurs sont incroyables!

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El Anfiteatro

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Retour à l’auberge tardif, un repas rapide et tout le monde se jete au lit, les 3 prochains jours seront encore chargés.

Synopsis: je vous promets un prochain article assez incroyable (encore). Je pense qu’on ne revivra pas ça souvent…!

Mendoza – la route des vins (Argentine)

La ville de Mendoza ne m’a vraiment pas enchanté  (Corentin). Il faut dire qu’après la beauté, les couleurs et le bon vivre de Valparaiso c’était délicat de retourner dans une urbanisation grisonnante… même  s’il  faisait toujours plus chau-aud!  Quoi qu’il en soit nous avons quand même pu pique niquer dans un grand espace vert pour boucler notre première visite de la ville, [rendant] une touche agréable à notre escale.

Est venu ensuite le moment attendu  par tous (pas d’exception!): la visite des Bodegas. Nous prenons donc un bus jusqu’à Maipu pour déguster et flâner à travers les vignes. Une location de vélos plus tard nous sommes en route pour la première Bodega recommandée par l’agence.

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A l’image d’une ville très  touristique nous aurions dû nous attendre à une visite tout aussi touristique…
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S’ajoute à cela la dégustation de deux vins particulièrement mauvais dans la première  bodega « Domiciano »…
Sans vergogne, et avec une soif d’autant plus conséquente après cet essai infructueux, nous décidons de rouler de nos propres roues, de ne pas suivre les conseils de l’agence de location et partons pour « la Rural ».
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La Bodega propose une EXCELLENTE visite et un musée retraçant l’histoire de la fabrication du vin.
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Aussi, l’entrée à 70Ars par personne pouvait servir d’avoir, ce qui nous a permis de repartir avec un bon vin rouge.
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Comblés, nous décidons de rester sur une très bonne  note et pédalons jusqu’à la « Tierra de lobo » pour déguster du très bon pisco (alcool de vin découvert chez Solange a Santiago). Une nouvelle  bouteille  dans le sac il etait temps de retourner se rafraîchir dans la piscine de l’auberge.

Départ de Mendoza pour Salta en bus, dix neuf heures plus tard…

Ushuaia (Argentine)

J-42
Mardi 23 Décembre, 3h du matin, nous rejoignons Megann, Lucie, Flavie et Max à la gare routière d’El Calafate.

On nous a prévenu: le trajet jusqu’à Ushuaia sera pénible! J’ai d’ailleurs hésité à retransmettre cette journée par écrit tant cela vous semblera long à vous aussi!

Installés dans le premier bus, nous avons 4h de route jusqu’à Rio Gallegos. Ressortir la tête dans le gaz à 7h30 n’est pas facile mais ce n’est que le début de la journée. Le car qui nous baladera jusqu’en terre de feu arrive à 9h30, c’est parti pour 12h de trajet mouvementé…

Petit point de géographie:
Le territoire de Terre de Feu, au Sud du continent américain, est partagé entre le Chili et l’Argentine. Il est composé de la Grande Ile, oú se situe Ushuaia, et de son archipel. Le découpage, intelligemment fait, obligent ceux qui veulent se rendre à Ushuaia (ville Argentine) à traverser une partie du Chili. C’est comme si depuis Paris, on passait obligatoirement par la Suisse pour se rendre à Lyon.
Cette traversée de quelques heures signifient donc 4 passages de frontière: sortie d’Argentine, entrée au Chili puis ressortir du Chili pour retourner en Argentine… passage de douane, sortie de passeport, descente du bus à chaque fois et bien sur, des douaniers bien aimables…
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A cela, on rajoute une traversée en ferry, tout confort comme on peut le voir sur la photo! A l’aller, nous avons eu la chance de voir un groupe de manchots dans l’eau, avec leur petites têtes qui regardaient le cargot passer.

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En conclusion, ce trajet de bus n’est pas l’un des plus longs qu’on ai fait mais surement le plus penible! Arrivée à Ushuaia à 21h30, le soleil est arrivé juste à ce moment là, parce que oui, à cette heure-ci le 23 Décembre, il fait encore plein jour au bout du monde.
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La ville a longtemps été la prison du bout du monde

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"Capsule du temps", extraits de films, musique et paroles d'Argentins filmées, à ouvrir dans 500 ans !


Après une nuit bien méritée dans l’auberge la plus crade qu’on ait eu jusqu’ici, nous consacrons notre journée du 24 Décembre à « organiser » nos 3 jours sur place mais surtout notre réveillon. Nous pensions faire un repas à l’auberge, comme nous le faisons en famille en France, mais l’état de la cuisine et le mauvais esprit du personnel de l’auberge nous en ont dissuadé. Ce sera restau, surement l’un des plus chers que j’ai pu payé au passage!
Être loin de ses proches pour Noël n’a pas été simple et tout le monde a eu son petit coup de blues durant la journée.
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Traditionnel photo de Noël, en jean cette année!


Heureusement nous avions prévu de quoi nous remonter le moral: des cadeaux 😀 Et deux chacun ! Nous avions un budget de 100pesos (environ 10€) pour acheter un cadeau qui peut convenir à tout le monde ( tirage au sott à l’apéro) et un cadeau pour la personne dont nous avions tiré le nom il y a quelques jours.
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Loterie de Noël


22h30, il fait encore jour à Ushuaia, nous partons au restau en jean et coupe vent, ça nous change !
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Lae, Max, Megann, Flavie, Lucie et Solène

Le repas est vraiment très bon, le menu complet, les boissons comprises et les serveurs très sympas! Tout était réuni pour passer une bonne soirée.

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Ravioles de "centolla" (araignées de mer)

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Nous rejoignons par la suite d’autres voyageurs dans l’auberge d’à côté. Après plusieurs semaines de voyages, on retrouve des routards qui eux en ont rencontré d’autres entre temps, et on finit par faire la fête à 15!
Les nuits à Ushuaia sont très courtes. 6h après avoir vu le soleil se coucher, nous partons le long de la côte pour le voir se lever, il est 4h30 du matin.
Nuit blanche à Ushuaia pour Noël, on s’en souviendra!
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Le lendemain est plus difficile pour certains! La fête de Noël semblait plus être un jour de l’an entre amis qu’un repas de famille! Chacun skype sa famille pour souhaiter de bonnes fêtes ou comate devant les films de Noël en espagnol.

J-45
Tout le monde est remis de sa soirée de la veille, nous partons ce matin pour visiter le musée Yamana afin d’en apprendre plus sur les peuples qui vivaient en Terre de Feu avant que le sauvage blanc ne vienne tous les décimer.
Nous découvrons les Yaghans, qui vivaient nus. Ils s’enduisaient de graisse animale pour se tenir chaud et faisaient de nombreux feux (sur le canoes, sur la plages etc). Ce sont ces nombreuses lumières qu’on vu les explorateurs européens en arrivant, d’où le nom de « Terre de Feu ».
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Nous visitons la ville qui, hormis ces oeuvres sur les murs, n’a rien d’exceptionnelle. Ushuaia exploite à fond son statut du ville du bout du monde (ce qui est faux, Puerto William est encore plus au Sud) mais en toute honnêteté le mythe est décevant! Nous n’avons pas ressenti ce sentiment d’être à la fin du continent, ni du monde… Les expéditions proposées sur place sont très chères: on paye bien evidemment le lieu.
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Nous repartons le lendemain, après avoir réclamé nos tampons à l’office de tourisme. L’image reste belle, nous avons fait Noël au Bout du Monde.

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Pour faire les vraies touristes, 4 tampons !

Parque los Glaciares – Perito Moreno (Argentine)

Nous sommes arrivées à El Calafate depuis plusieurs jours. Notre réservation à Ushuaia pour Noël nous « oblige » à rester 5 nuits dans la ville.
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Ce n’est finalement pas pour nous déplaire car notre auberge est très agréable. Nous avons enfin une vraie cuisine et de « vrais » supermarchés dans le centre, on se fait donc plaisir en se préparant des menus « comme à la maison ». Nous avons par exemple fait connaissance avec un couple de Français (Nolwenn et Thomas) autour d’un crumble de tomates. Certains savent combien je suis fan de cette recette, quel plaisir donc de la préparer au bout du monde et d’inviter de nouvelles têtes à notre table pour partager le tout.
Le soir même, un asado (BBQ typique du pays) est organisé à l’auberge. Tout le monde se retrouve autour d’une table pour déguster la succulente viande Argentine.
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Solène a mangé plus de boeuf en une soirée qu’en une semaine, s’exclamant à chaque bouchée:  » huuuummm mais c’est du beurre en bouche! C’est trop booon! ».

J-39
Nouvelle étape très attendue du voyage , aujourd’hui nous avons rendez vous avec le monstre Perito Moreno. Attention, cours de géo-glaciologie en vue!
Nous sommes avec les 4 autres français retrouvés sur place. Un bus nous amène, pour 250 pesos (environ 25€), jusqu’à l’entrée du Parque los Glaciares où nous payons la belle somme de 215 pesos (car étrangers), rien n’est donné en Argentine. Mais nous oublierons vite cet aspect financier une fois devant le colosse!
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Le Perito Moreno est l’un des trois glaciers d’Argentine qui n’est pas en régression. Il continue d’ailleurs d’avancer de 2-3m par jour. Nous arrivons sur la Péninsule de Magellan où des passerelles sont amenagées.
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Et tout de suite on prend une claque! Une immense mer de glace se dresse devant nous, haute de plus de 74m (immeuble de 20 étages) et longue de 3km. Il n’y a pas à dire, on se sent tout tout petit (encore plus)! D’autant plus que nous ne voyons pas les 170m de glace sous l’eau.
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Il arrive que le glacier avance sur la péninsule, séparant le lac Argentino en deux. La pression exercée par l’eau creuse alors des galeries sous le glacier jusqu’à faire céder la grotte, d’où l’amas de glace que nous pouvons voir de l’autre côté de la berge (le long du rocher).

Petit cours de glaciologie à présent…
Le « centre » du glacier se trouve à plusieurs kilomètres de ce que nous pouvons observer depuis la péninsule. C’est à cet endroit que la neige s’accumule et se tasse pour devenir de la glace. A la surface, on a l’impression de voir d’immenses pics de glace sortir de part et d’autre, c’est ainsi que le glacier avance, la glace « pousse ».
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Ce spectacle grandiose est aussi sonore. On entend le glacier craquer, puis une grosse détonation: un bloc de glace vient de se fissurer et s’exploser dans l’eau. On cherche, on veut voir des chutes de glace. Ca en devient frustrant car quand la détonation retentit, c’est le bloc est déjà tombé. Au moindre grondement du glacier, on guette!
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On a juste l’impression d’être devant un monstre, qui vit, qui grogne, qui bouge! On le dérangerait presque.
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Après 1h30 à traverser les passerelles, on trouve le point de vue idéal, d’autant plus que le soleil se joint envie à nous. On y reste pour observer le majestueux Moreno.

Et là, le clou de la visite, « CA TOMBE! » Un énorme morceau de glace se décroche et tombe sous nos yeux dans un grondement lourd! C’est l’euphorie, on crie, on rit! Seulement 1min après, on voit cet énorme bloc remonter à la surface et dériver avec les autres icebergs.
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1m3 de glace c’est quelque chose comme 800kg, pas étonnant qu’il soit emporté au fond si longtemps après une telle chute.
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A peine remis, 5min après un autre, puis encore un! Un vrai spectacle que nous offre le Moreno!
Les blocs tombés laissent nos yeux admirer une glace bleue, si bleue!
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Nouveau petit point wikipedia: plus la glace est bleue, plus elle est dure (ou inversement). Elle est tellement dense que seule la couleur bleue du spectre de lumière peut atteindre cette profondeur.

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Bon, celle là c'est pas nous qui l'avons prise, tu te doutes bien. Mais elle donne une bonne idée de l'immensité de ce géant de glace!

Il est 18h30, le bus du retour nous attend. Nous serions bien restés des heures à assister au spectacle, profiter du coucher du soleil doit être fantastique!
Nous disons au Revoir au majestueux Moreno avec une pointe de tristesse. Sur que nous reviendrons l’admirer…
Encore une journée inscrite dans nos mémoires pour longtemps…

A suivre… nous prenons le bus pour Ushuaia à 3h du matin dans la nuit du 22 au 23 Décembre. Le trajet qui nous attend est long et fastidueux (4 passages de frontière et un ferry). Noël cette année sera au bout du monde!

NB: nous avons des pb de blog, ou de photos, ou de tablette, quoiqu’il en soit, télécharger une dizaine de photos nous prend plusieurs heures (oui oui), nous devons en plus les envoyer une par une! Bref, une vraie galère et pas autant de temps à consacrer durant le voyage. Les prochains articles seront donc moins fournis en photos ou elles seront de moins bonne qualité…

Parque Los Glaciares – Glacier Viedma (Argentine)

J-34

Aujourd’hui nous partons en direction du glacier Viedma, le plus gros en Argentine, faire un trekk sur la glace recommandé par notre auberge. Nous avions au départ prévu d’attendre d’être à El Calafate pour faire ce genre d’excursion sur le Perito Moreno.
Mais on nous a prévenu que ce dernier étant plus touristique,  l’excursion y serait moins avantageuse, tant niveau confort que temps passé sur la glace, pour le même prix.
La veille nous avons donc loué pantalons étanches et chaussures de randonnée montantes sur les conseils de differents locaux.
Inutile d’imaginer nos têtes quand nous avons vu débarquer des gens en jean, baskets (et même casquette…)

Nous voilà donc parties depuis El Chalten pour un trajet de bus jusqu’au port qui se trouve à une trentaine de minutes de là. Nous prenons ensuite un bateau, dont la traversée durera plus d’une heure.

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Glacier Viedma, 50m de hauteur !

Le capitaine nous fait passer très près de gros icebergs flottants devant le fameux glacier,  pour notre plus grand plaisir.
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Nous pouvons déjà voir cette fameuse glace aux reflets bleus qui nous faisait rêver.
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Nous accostons près d’une roche aux couleurs allant du rouge au noir par endroits, qui contraste d’autant plus avec la couleur laiteuse de l’eau et le glacier en arrière plan.

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Sous le glacier se cache un volcan... d'où cette pierre rouge

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Nous sommes séparés en deux groupes suivant la langue employée (bien entendu pas de francais.. ).
On nous avait vendu cette excursion comme étant en petit groupe… Nous déchantons un petit peu en voyant que nous sommes un groupe de 20personnes, obligées de se suivre en formant une queue pour marcher jusqu’au glacier, tandis que 5 guides nous « aident » à grimper à la moindre difficulté.
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En arrivant enfin sur la glace, nous enfilons nos crampons et commençons à les apprivoiser.
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En marchant un peu nous découvrons immédiatement un champs de glace plus qu’impressionant ! Impossible d’en voir le bout! Quand on sait que la superficie totale est de 575 km2 on comprend pourquoi.
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Nous pouvons voir cette fameuse glace bleue dans chacune des crevasses que nous contournons, dans les reflets des petits cours d’eau que nous enjambons.
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Comme à chaque excursion plutôt touristique nous avons droit à l’arrêt pose photo (avec un piolet prêté par le guide pour aller au summum du kitsch. ..).
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Nous n’irons pas jusque là mais nous nous prêterons volontier à une pose photo sur le point culminant du glacier.

Nous aurons d’ailleurs droit à la dégustation d’un verre de liqueur servi dans la glace directement prélevée par les guides à nos pieds. Très appréciable avec une telle vue.

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À la vôtre!

Nous avons même la chance grâce au temps très dégagé d’apercevoir au loin le centre du glacier, repérable par de grands monts de glace.

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Si, si, les montagnes au fond vers la droite...

Nous ne regrettons absolument pas d’avoir fait cette excursion, mais il semble important de préciser que certaines choses nous ont laissé quelque peu dubitatives…
Que ce soit la distance parcourue sur la glace (sûrement pas plus de 2km en comptant l’aller et le retour), et le fait que nous nous sommes senties « légèrement » assistées durant tout le parcours. Heureusement qu’il était précisé d’être en bonne condition physique…

Heureusement que les guides étaient très sympathiques, plein de bonne volonté et que le paysage etait absolument spendide.

Nous sommes donc ensuite reparties vers le bateau, l’appareil photo, et surtout la tête pleine de souvenirs qui resteront probablement gravés longtemps dans notre mémoire!

Parque Los Glaciares – Laguna Torre (Argentine)

J-33
Départ à 11h15 (oui rando, mais grasse mat quand même! ) en direction de la laguna Torre, la journée s’ annonce magnifique, le vent ne souffle pas, fait rare en Patagonie! Temps de marche annoncé: 3h aller.
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Deux sentiers partent du village pour finir par se rejoindre, nous attaquons par celui situé au Nord de El Chalten.
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Et dès les premiers mètres ça grimpe! Mais la vue est si jolie!
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Pour le coup, ce sentier est un vrai chemin de rando: étroit avec pierres, trous et gravier, une vraie mise en jambes pour ce qui nous attend dans la région.
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"Monument du marcheur distrait" érigé suite au feu causé par une cigarette

Aprés une heure de montée, nous arrivons au mirador del Cerro Torre.

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Tu vois le glacier qui descend dans la vallée? C'est l'arrivée!

Nous avons une vue magnifique sur le Cerro Torre, à droite, ce pic abrupt de 3 128m qui domine la vallée.
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À droite se tient la majestueux Fitz Roy. Ce sera le seul moment de la rando oú nous pourrons l’apprécier.

Le sentier se poursuit à travers des plaines humides, des forêts jonchées d’arbres morts, zigzaguant autour d’impressionants rochers et plantes typiques de la patagonie.
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Les cascades que nous croisons sont l’occasion de nous rafraîchir et remplir nos bouteilles d’une véritable eau de source, de vraies road tripeuses!
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Ce chemin est particulierement agréable car le paysage semble changer toutes les demi heure, gardant comme objectif ce glacier et le Cerro Torre au loin.

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Les pierres rouges, signes du passé volcanique du lieu

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Nous longeons les eaux rapides, blanches et bleues de la fonte du glacier avant d’atteindre ce qui semble être la dernière étape du périple.
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Une dernière ascension puis la lagune dominée par ces monts enneigés si blancs. On se verrait bien chausser les skis en ce 12 Décembre…
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Le glacier aux nuances bleus se jete dans les eaux vertes de la lagune. Le paysage est juste incroyable!
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De petits icebergs flottent encore à la surface, il fait pourtant très chaud, le contraste est étonnant.
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Certains s'invitent au pique nique


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Nous n’avons malheureusement pas le temps de monter jusqu’au mirador, cela nous demanderait une heure de marche (aller) et passons donc plus d’une heure dans ce lieu magique.

Il faut maintenant attaquer la descente, c’est reparti pour 9 km dans l’autre sens.
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Cette première rando dans le Parque de los Glaciares nous laissera sans aucun doute un merveilleux souvenir tant les paysages que nous avons traversés sont sublimes, et ça ne fait que commencer…